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Quatre candidats veulent la mairie de Yellowknife

Un femme et trois hommes sourient pour la caméra.
Rebecca Alty, Adrian Bell, Jerald Sibbeston et Bob Stewart sont les quatre candidats qui espèrent devenir maire le 15 octobre. Photo: Radio-Canada / Mario De Ciccio
Radio-Canada

Les pancartes électorales ont envahi certains coins de rue de Yellowknife pendant que les forums et les débats font rage et que les quatre candidats à la mairie tentent leur dernière ligne droite avant les élections municipales du 15 octobre.

Un texte de Mario De Ciccio

Les anciens conseillers Rebecca Alty et Adrian Bell, l'auto proclamée candidat des cafés restaurants Jerald Sibbestone et le propriétaire du bar Kilt and Castle, Bob Stewart, veulent être élu à la tête de la capitale ténoise.

L’un de ces quatre Yellowknifiens sera choisi pour remplacer le maire sortant, Mark Heyck, qui ne se représente pas après deux mandats au pouvoir.

Les enjeux sont nombreux et les plateformes des quatre candidats sont diverses, mais les thèmes du coût de la vie et de la revitalisation du centre-ville (intimement lié aux problèmes d'intoxication et d'itinérance au centre-ville) sont une priorité des quatre candidats.

Rebecca Alty

Une femme sourit pour la caméra devant une rue de Yellowknife. Elle porte un écusson de Rebecca Alty, Rebecca Alty est conseillère municipale depuis 6 ans. Elle est aussi directrice des relations communautaires à la mine de diamants Diavik. Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Rebecca Alty se présente comme étant la meilleure candidate pour assurer une bonne collaboration entre les différents paliers de gouvernements, le secteur privé et les organismes communautaires. Une meilleure collaboration qu’elle croit aussi pouvoir améliorer à l’interne, entre le conseil et l’administration municipale.

Au conseil, on doit mieux travailler ensemble. On va avoir des opinions différentes, et c’est bon, c’est ce qu’on veut, mais on doit respecter les décisions quand elles sont prises.

Rebecca Alty, candidate à la mairie de Yellowknife

Pendant la campagne, Rebeca Alty a souvent mentionné l’idée de créer un comité consultatif économique afin de rassembler les différents acteurs d'affaires de la ville, avec des représentants fédéraux, autochtones et territoriaux.

Selon elle, la réduction du coût de la vie à Yellowknife devra nécessairement être faite avec l’aide du plan énergétique du gouvernement territorial. Elle veut s’assurer de travailler avec les différents partenaires pour que des projets comme l’expansion de la centrale hydroélectrique de Taltson se concrétisent.

Pour ce qui est du centre-ville et de sa revitalisation, Rebecca Alty dit miser sur le plan de 10 ans accepté l’an dernier par la Ville pour contrer l'itinérance. Ce qu’il faut, selon elle, sera de l’implémenter, mais surtout, de travailler avec les bons partenaires pour trouver les fonds nécessaires pour l’implémenter.

Adrian Bell

Un homme sourit à la caméra, devant une rue du centre-ville de Yellowknife.Adrian Bell est conseiller municipal depuis 6 ans. Il est aussi propriétaire de son entreprise de courtage immobilier. Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Adrian Bell se définit comme un conseiller qui a su être efficace au conseil municipal au cours des six dernières années. Il fait d’ailleurs de l'efficacité du conseil l’un des points principaux de sa plateforme.

Selon lui, le public et les membres du conseil municipal ne sont pas à l'affût de toutes les politiques qui servent à gérer la ville. Plusieurs d’entre elles doivent être réévaluées, selon lui, d’autres devront être réécrites, mais l’important c’est de les rendre facilement disponibles et transparentes.

Il nous manque plusieurs politiques pour bien diriger les opérations de la corporation municipale. Nous savons comment les écrire, mais nous ne l’avons pas fait en 20 ans.

Adrian Bell, candidat à la mairie de Yellowknife

Pour Adrian Bell, un plan solide doit être fait pour diminuer le coût de la vie à Yellowknife. À court terme, il dit voir les prochaines négociations sur la distribution de l’électricité dans la ville, comme une bonne occasion de faire baisser les tarifs. Il croit que Yellowknife devrait s’inspirer d’Hay River et faire un appel d’offres pour le contrat de distribution.

Au centre-ville, le candidat se fie au plan de 10 ans pour mettre fin à l'itinérance à Yellowknife, mais ajoute que le plan sera surtout mis en oeuvre par le gouvernement territorial. Le conseil municipal devrait pendant ce temps se tourner vers de plus petits projets pour améliorer la vie des itinérants et la culture au centre-ville.

Jerald Sibbeston

Un homme sourit fièrement à la caméra devant le Tim Hortons de YellowknifeJerald Sibbeston s’autoproclame le « candidat du Tim Horton », mais il dit aussi détenir un baccalauréat en science politique à l’Université Carleton. Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Jerald Sibbeston passe une partie de ses journées au Tim Hortons ou il aime discuter de sa plateforme et de ses idées avec les clients. Il qualifie son manque d’expérience en politique comme étant son point fort pour contrer les autres candidats qui, selon lui, ne représentent pas l’intérêt de la population.

Si les autres candidats n’ont pas la force de venir passer du temps au Tim Hortons avec les gens qui s’y trouvent, ils n’ont pas d’affaire à diriger la ville.

Jerald Sibbeston, candidat à la mairie de Yellowknife

Jerrald Sibbeston veut devenir maire de Yellowknife pour contrer la corruption qui selon lui s’est installée au sein du gouvernement municipal. Il aimerait instaurer un bureau de l’ombudsman à la Ville pour enquêter et répondre aux plaintes des citoyens.

À la question du coût de la vie, le candidat dit vouloir s’attaquer au coût du logement dans la ville. Selon lui, il faut mettre fin au monopole qu’ont deux ou trois entreprises sur les logements à Yellowknife. Il aimerait attirer d’autres entreprises avec la construction d’un quartier entier.

Jerald Sibbeston veut régler le problème d’intoxication et d'itinérance au centre-ville en aménageant un espace mobile pour les cas à problèmes près du Centre de recyclage. Un endroit qui offrirait des services de dégrisement où les agents de police pourraient amener les perturbateurs intoxiqués au lieu de les incarcérer.

Bob Stewart

Un homme assis dans un pub sourit à la caméra. Avant d’avoir son propre pub à Yellowknife, le Kilt and Castle, Bob Stewart a été analyste financier pour le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest. Photo : Radio-Canada / Mario De Ciccio

Avec ses antécédents en économie et en finance, Bob Stewart se considère comme « l’homme le plus qualifié » pour devenir maire de Yellowknife. Selon lui, le conseil doit être mené par un maire qui s’y connaît en économie et qui peut expliquer l’impact économique de ses idées.

Il fait de l'itinérance et de l’intoxication au centre-ville son cheval de bataille. Selon lui, le tourisme, le développement économique et les autres problèmes de la ville sont tous reliés à cette question.

Nous n’avons rien à vendre aux gens qui sortent de leurs hôtels, à part nos problèmes sociaux que sont la violence et l’intoxication publique au centre-ville. Nous devons faire un changement majeur.

Bob Stewart, candidat à la mairie de Yellowknife

Il veut restructurer la structure financière du plan contre l'itinérance de la Ville, afin de construire un centre qui inclurait des services de désintoxication, des services d'accueil, un magasin général et un point de vente d’alcool. Tout pour attirer les itinérants hors du centre-ville, selon le candidat.

Pour s’attaquer au coût de la vie, Bob Stewart préconise la construction de logements à forte densité sur les terrains vides qui appartiennent à la Ville au centre-ville. Il estime que la Ville pourrait vendre ces terrains à bon prix à des promoteurs immobiliers.

Grand-Nord

Politique municipale