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Rachel Notley reproche au PCU de ne pas prendre ses distances des groupes extrémistes

Nicole Williams entourée de cinq hommes dont trois portent le logo des Soldats d'Odin.
La candidate du PCU Nicole Williams (2e à gauche) entourée de membres non identifiés des Soldats d'Odin. Photo: Facebook
Radio-Canada

Des photos qui circulent depuis dimanche de candidats du Parti conservateur uni (PCU) en compagnie de membres des Soldats d'Odin (S.O.O), un groupe d'extrême droite, continuent de faire réagir en Alberta.

Mardi, la première ministre Rachel Notley a demandé au PCU de prendre position plus clairement contre les groupes extrémistes. Elle reproche au PCU de soutenir ces groupes à mots couverts.

Cette réaction fait suite au fait que des candidats à l'investiture dans la circonscription d'Edmonton-Ouest Henday ont posé avec des membres des soldats d'Odin, lors d’un rassemblement dans un bar d’Edmonton vendredi soir.

Sur Twitter, le PCU s'est dissocié de ce groupe et de ses opinions extrémistes et la candidate métisse Nicole Williams, qui apparaît sur ces photos, a affirmé qu'elle ne savait pas ce que les initiales S.O.O représentaient au moment de prendre les photos.

Mais selon Rachel Notley, « il ne s'agit pas d'un incident isolé ». L'épisode illustre plutôt d'une tendance, dit-elle.

Jason Kenney, le chef de l'opposition, réfute cela et affirme qu'il s'agit d'une mesquinerie politique. « C'est un jeu politique néfaste des groupes comme ce parti de l'indépendance de l'Alberta pour mettre nos candidats autochtones dans une position difficile et je crois que c'est triste que la première ministre joue à ce jeu-là. »

Selon le politologue Frédéric Boily, il est important de donner le bénéfice du doute au Parti conservateur uni. Ces groupes extrémistes sont « assez habiles à s'incruster dans les manifestations », dit-il. Mais la réaction du parti après cet incident sera intéressante à surveiller, explique-t-il, car si cela devait se reproduire, alors on pourra se demander si finalement le parti n’est pas à l’aise avec ces idées extrémistes.

Le politologue pense que cet incident s'inscrit dans un mouvement plus large, où les groupes d'extrême droite s’expriment de manière de plus en plus franche sur la scène politique. « Quelque chose est en train de se passer dans les franges beaucoup plus à droite du grand mouvement conservateur canadien », dit-il.

D’après les informations d’Héloïse Rodriguez et François Joly

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