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Surpopulation, croissance fulgurante et installations vieillissantes, fortunes diverses pour les trois « grandes » écoles de l'Î.-P.-É.

L'école Évangéline attend avec impatience la construction d'une nouvelle école afin d'attirer de nouveaux élèves.

L'école Évangéline attend avec impatience la construction d'une nouvelle école afin d'attirer de nouveaux élèves.

Photo : Julien Lecacheur

Radio-Canada

Trois écoles et trois destins différents pour des établissements francophones de l'Île-du-Prince-Édouard. Pendant que l'École-sur-Mer voit sa population croître chaque année, l'École Évangéline, elle voit la sienne stagner ou baisser à cause de ses installations vieillissantes. De son côté, l'École François-Buote déborde.

Un texte de Julien Lecacheur

Les cris de joie et les sourires sont nombreux en cette pause matinale pour des élèves de l'école François-Buote. Dans l'un des espaces détente dédiés, ces derniers s'affrontent au baby-foot. Pendant ce temps d'autres s'échangent des conversations autour des casiers, d'autres encore rejoignent leur salle de classe pour la suite de la journée.

Cette effervescence générale est à l'image de l'établissement, grande et en pleine expansion comme le confirme Elizabeth Blake, la directrice de l'école.

Nous avons accueilli au-delà de 400 élèves. Ce nombre est le plus grand jamais atteint à l'école lors d'une rentrée scolaire.

Elizabeth Blake, directrice, école François-Buote
Certaines classes de l'école François-Buote comptent jusqu'à 27 élèves. Dans le passé, le nombre moyen était de 15.

Certaines classes de l'école François-Buote comptent jusqu'à 27 élèves. Dans le passé, le nombre moyen était de 15.

Photo : Julien Lecacheur

L'établissement est victime de son succès. À tel point qu'il pourrait afficher complet. Ces situations se matérialisent notamment dans les salles de classe. Elizabeth Blake explique que les classes étaient par le passé d'environ 15 élèves, aujourd'hui, elles sont de 25, 26 et même parfois 27 élèves.

Autre problème majeur, le gymnase. Le nombre de classes dépasse aujourd'hui sa capacité d'utilisation hebdomadaire. La direction a dû aménager une salle de cours en salle d'exercices pour les plus jeunes afin de remédier à la situation.

Avec la surpopulation, toutes les classes ne peuvent utiliser le gymnase pour la pratique du sport. Une salle de classe a dû être transformée pour permettre aux plus petits de faire du sport.

Avec la surpopulation, toutes les classes ne peuvent utiliser le gymnase pour la pratique du sport. Une salle de classe a dû être transformée pour permettre aux plus petits de faire du sport.

Photo : Julien Lecacheur

Pourtant, des travaux d'agrandissements, d'un coût de 10 millions de dollars, ont été achevés en 2015 . Depuis et malgé la débrouillardise de la direction, l'école déborde.

Nous avons coupé le ruban célébrant la fin de l'agrandissement de François-Buote, trois ans auparavant. Aujourd'hui, on est déjà plein à craquer. C'est certain que nos enseignants travaillent fort et tentent de s'ajuster, mais à un moment donné, il va vraiment falloir se pencher sur un nouvel agrandissement ou sur la construction d'une nouvelle école, déclare-t-elle.

Elizabeth Blake souligne que son école accueille cette année plus de 400 élèves. Il est temps selon elle de procéder à un nouvel agrandissement de l'établissement.

Elizabeth Blake souligne que son école accueille cette année plus de 400 élèves. Il est temps selon elle de procéder à un nouvel agrandissement de l'établissement.

Photo : Julien Lecacheur

Summerside inaugure sa 12e année

Et pendant que l'école François-Buote espère déjà un nouvel agrandissement, l'École-sur-Mer à Summerside termine le sien. Un nouveau secondaire est actuellement en phase terminale de construction. Ces travaux répondent ainsi à la croissance constante de l'école entamée depuis près d'une décennie comme le confirme sa directrice, Karen LeBlanc.

L'année dernière nous avions environ 156 élèves, aujourd'hui nous sommes 185 . Huit ans auparavant, nous avions deux fois moins d'inscrits.

Karen LeBlanc, directrice, École-sur-Mer
L'École-sur-Mer a ouvert une 12e année à la rentrée 2018. Elle accueille aussi plus de 185 élèves.

L'École-sur-Mer a ouvert une 12e année à la rentrée 2018. Elle accueille aussi plus de 185 élèves.

Photo : Julien Lecacheur

La croissance que connait l'établissement a poussé la direction a ouvrir cette année une classe de 12e année. Une première pour l'École-sur-Mer. Une bonne nouvelle surtout. Tout le monde y trouve son compte. Enseignants et directions sont ravis de pouvoir garder leurs élèves. Ces derniers eux, sont content de pouvoir terminer leur secondaire dans le même édifice.

On investit beaucoup dans les apprentissages de nos élèves. Cela fait du bien de les voir continuer leurs études en français. De plus, nous pouvons ainsi garder nos élèves ici à l'école, confie Karen LeBlanc. Cette dernière souligne aussi que l'ouverture de la 12e année permet faire évoluer quelque peu les mentalités des élèves et des parents. En effet, ils savent qu'ils peut rester et terminer ici.

Karen LeBlanc, la directrice de l'École-sur-Mer se félicite de l'ouverture de la classe de 12e année lors de la dernière rentrée scolaire.

Karen LeBlanc, la directrice de l'École-sur-Mer se félicite de l'ouverture de la classe de 12e année lors de la dernière rentrée scolaire.

Photo : Julien Lecacheur

Une nouvelle école, vite

À l'école Évangéline, sa directrice Paulette LeBlanc regarde avec attention toutes les nouvelles constructions et agrandissements d'écoles effectuées ces dernières années dans la province. Cependant, c'est avec plus de soulagement qu'elle a commencé cette nouvelle rentrée scolaire. Soulagée, car la Commission scolaire de langue française a approuvé le projet de renouvellement de l'établissement. Et aujourd'hui, Paulette LeBlanc en veut davantage, et milite pour la construction d'une toute nouvelle école.

Je penche plutôt pour la construction d'une nouvelle école que d'une rénovation parce que les gens viennent dans notre établissement et ils pensent, oh, c'est beau, tout est bien peinturé, c'est propre. Mais les gens ne voient que la surface.

Paulette LeBlanc, directrice, École Évangéline
Paulette LeBlanc, la directrice de l'École Évangéline milite pour la construction d'une toute nouvelle école au détriment d'une rénovation.

Paulette LeBlanc, la directrice de l'École Évangéline milite pour la construction d'une toute nouvelle école au détriment d'une rénovation.

Photo : Julien Lecacheur

L'établissement qui a fêté l'an passé ses 50 ans est aussi la première école francophone réunifiée de l'Île-du-Prince-Édouard. Aujourd'hui, la vétusté des installations fragilise l'éducation des élèves, nous ne sommes pas équipés pour offrir la meilleure éducation de qualité à nos jeunes, soupire la directrice. Elle est persuadée que cette nouvelle construction permettra à l'école d'accomplir tous ses buts. Cela contribuera ainsi à l'avenir des enfants.

L'une des salles d'ordinateurs pour les élèves du secondaire de l'école Évangéline.

L'une des salles d'ordinateurs pour les élèves du secondaire de l'école Évangéline.

Photo : Julien Lecacheur

Le son de cloche est le même pour Nathalie LeBlanc. Elle enseigne, notamment le français à l'école depuis 16 ans. Aujourd'hui, elle souligne que l'établissement ne peut plus rivaliser avec les autres écoles nouvellement construites. Elle souligne aussi qu'un nouvel édifice pourrait attirer davantage d'élèves.

Si on peut offrir des installations qui sont comparables à celles de Summerside, alors nous aurons la possibilité d'attirer de nouvelles familles dans la région et donc des enfants à l'école.

Nathalie LeBlanc, enseignante, École Évangéline
Le projet de construction d'une nouvelle école Évangéline est estimé à plus de 20 millions de dollars par la Commission scolaire de langue française.

Le projet de construction d'une nouvelle école Évangéline est estimé à plus de 20 millions de dollars par la Commission scolaire de langue française.

Photo : Julien Lecacheur

Le projet de la nouvelle école Évangéline coûterait plus de 20 millions de dollars. En cas d'acceptation par les gouvernements fédéraux et provinciaux, les travaux débuteraient en 2020 .

Île-du-Prince-Édouard

Éducation