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La rétention des élèves, le principal défi des trois « petites » écoles de l'Île-du-Prince-Édouard

La direction de l'école Pierre-Chiasson a développé les activités sportives et multiplié les projets spéciaux pour améliorer la rétention des élèves.

La direction de l'école Pierre-Chiasson a développé les activités sportives et multiplié les projets spéciaux pour améliorer la rétention des élèves.

Photo : Julien Lecacheur

Radio-Canada

Les trois plus petites écoles francophones de l'Île-du-Prince-Édouard, Pierre-Chiasson, Saint-Augustin et La-Belle-Cloche, font face au défi permanent de la rétention des élèves dans un milieu minoritaire. Conscient du problème, elles estiment être prêtes à relever le défi et à faire grandir ses effectifs.

Un texte de Julien Lecacheur

En ce lundi matin, la dizaine d'élèves de 5e et de 6e année de l'école Pierre-Chiasson étudient les mathématiques. Une routine pour ces élèves de la région de Prince Ouest heureux de pouvoir bénéficier d'une école en bonne santé et en parfait état.

L'établissement qui a ouvert en 2007 a connu des hauts et des bas dans ces effectifs. L'école qui a déjà accueilli moins de 60 élèves par le passé en compte cette année 72. Un chiffre en hausse et qui est le résultat d'un long travail de la part de la direction comme le souligne Ghislain Bernard, le directeur de l'école Pierre-Chiasson.

À un moment donné, la rétention des élèves était difficile. Alors on a demandé aux parents pourquoi? Les deux plus importantes raisons étaient les sports scolaires et le manque d'enfants.

Ghislain Bernard, directeur de l'école Pierre-Chiasson
Ghislain Bernard, le directeur de l'École Pierre-Chiasson souligne que la rétention des élèves est le plus grand défi de son établissement.

Ghislain Bernard, le directeur de l'École Pierre-Chiasson souligne que la rétention des élèves est le plus grand défi de son établissement.

Photo : Julien Lecacheur

Afin d'inverser la tendance, Ghislain Bernard a décidé de multiplier les activités scolaires et parascolaires. Même si cela a pris du temps, l'effet a été positif et l'établissement a même réussi à attirer des élèves venant d'écoles anglophones.

Parmi les projets, le directeur de l'établissement a notamment mis en place un club de devoir après les cours ou encore de donner la possibilité aux élèves de choisir une activité particulière, chaque jeudi pendant deux heures. Les élèves font un choix. Ils choisissent le domaine de leur choix, comme le sport, les arts ou encore la technologie puis ils reçoivent de l'instruction supplémentaire dans le domaine qu'ils ont choisi ,souligne-t-il.

Les sports scolaires ont permis à l'école Pierre-Chiasson d'améliorer la rétention de ses élèves.

Les sports scolaires ont permis à l'école Pierre-Chiasson d'améliorer la rétention de ses élèves.

Photo : Julien Lecacheur

Le sport fait aussi partie intégrante de l'école. Les élèves pratiquent notamment le golf, le hockey, le mini-handball ou encore le soccer en partenariat avec les écoles anglaises de la région.

Et aujourd'hui, même si la croissance démographique peine à augmenter dans la région, Ghislain Bernard estime que le futur s'annonce prometteur. En effet, selon lui, les enfants d'anciens d'élèves commencent progressivement à intégrer l'école Pierre-Chiasson.

Certaines classes de l'école Pierre-Chiasson sont regroupées en plusieurs niveaux.

Certaines classes de l'école Pierre-Chiasson sont regroupées en plusieurs niveaux.

Photo : Julien Lecacheur

Une communication compliquée pour l'école Saint-Augustin

Le quotidien de l'école Saint-Augustin ressemble à celui de Pierre-Chiasson. La rétention et la croissance de l'établissement sont des défis permanents. L'école située à Rustico est la plus petite de la province. Elle accueille 35 élèves de la maternelle à la 6e année. Malgré tout, la directrice de l'établissement, Rachelle Gauthier assure que ces chiffres sont en hausse.

Nous avons repris notre élan. Et je pense que les prochaines années confirmeront cette croissance.

Rachelle Gauthier, directrice, école Saint-Augustin
Rachelle Gauthier, la directrice de l'école Saint-Augustin est optimiste. Selon elle, la croissance devrait se poursuivre dans son établissement.

Rachelle Gauthier, la directrice de l'école Saint-Augustin est optimiste. Selon elle, la croissance devrait se poursuivre dans son établissement.

Photo : Julien Lecacheur

L'établissement doit faire face à la concurrence des écoles anglaises de la région ainsi que de sa proximité avec Charlottetown et l'école François Buote. Et aujourd'hui, sept ans après son ouverture datant 2011 , l'établissement peine à attirer davantage d'élèves. Selon moi, nous avons des tas de choses exceptionnelles à offrir aux élèves. Le problème est que nous devons trouver une manière de vendre notre salade, déclare-t-elle en riant.

L'école Saint-Augustin à Rustico accueille 35 élèves cette année.

L'école Saint-Augustin à Rustico accueille 35 élèves cette année.

Photo : Julien Lecacheur

Malgré tout, la direction travaille conjointement avec le Conseil acadien de Rustico afin de proposer des activités tout au long de l'année aux élèves, mais aussi, et surtout aux familles francophones et anglophones de la région. L'objectif de ces activités est simple, attirer de nouveaux élèves à l'école.

École La-Belle-Cloche, un nouvel établissement qui change la donne

À Rollo Bay, la directrice de l'école La-Belle-Cloche, Marise Chapman travaille avec ardeur à l'extérieur de l'édifice. En cette fin du mois de septembre, elle aide ouvriers et bénévoles à terminer la construction de l'air de jeu. Six mois après l'ouverture de l'école et même s'il reste quelques détails à terminer, elle est heureuse d'être ici avec les élèves. Je suis fier de dire que nous prenons notre place dans notre édifice, souligne-t-elle, le sourire aux lèvres.

Marise Chapman, la directrice de l'école La-Belle-Cloche est fier de travailler dans le nouvel édifice.

Marise Chapman, la directrice de l'école La-Belle-Cloche est fier de travailler dans le nouvel édifice.

Photo : Julien Lecacheur

Et il y a de quoi avoir le sourire. Les effectifs de l'école ont déjà augmenté en cette rentrée de septembre par rapport à celle d'avril dernier. L'établissement accueille 93 élèves de la maternelle à la 12e année.

Cela augmente petit à petit. Oui, la population de l'école augmente.

Marise Chapman, directrice, école La-Belle-Cloche
L'école La-Belle-Cloche accueille 93 élèves cette année. Un chiffre en hausse par rapport à l'an dernier.

L'école La-Belle-Cloche accueille 93 élèves cette année. Un chiffre en hausse par rapport à l'an dernier.

Photo : Julien Lecacheur

La qualité des infrastructures devrait contribuer à cette prolongation de la croissance de l'école. Marise Chapman confie que des familles ont déjà visité l'établissement en prévision de la rentrée prochaine, On a déjà eu des personnes qui sont venues faire leur tournée avec des enfants de trois et quatre ans en vue de la rentrée 2019. La garderie a aussi attiré beaucoup de familles.

Mais si la croissance se poursuit comme prévu, d'autres défis sont et seront à prévoir comme celle du transport scolaire. Aujourd'hui, tous élèves viennent à l'école en autobus. Problème, seuls trois sont disponibles.

On a des élèves qui sont dans l'autobus pendant 1 h30 . C'est vraiment difficile pour nous et nous ne sommes pas contents de cela.

Marise Chapman, directrice, école La-Belle-Cloche
Seuls trois autobus sont actuellement disponibles pour transporter les 95 élèves de l'école La-Belle-Cloche.

Seuls trois autobus sont actuellement disponibles pour transporter les 95 élèves de l'école La-Belle-Cloche.

Photo : Julien Lecacheur

Malgré tout, l'avenir s'annonce radieux. Le possible redécoupage scolaire permettrait à l'école d'aller chercher des élèves encore plus loin, et notamment à Montague ou encore Morrell. Si cela fonctionne, des dizaines de nouveaux élèves pourraient ainsi garnir l'effectif de La-Belle-Cloche.

Île-du-Prince-Édouard

Éducation