•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

De l’eau salée à l’eau douce pour le chasseur d’épaves Samuel Côté

Samuel Côté en tournage au bord d'un lac

Samuel Côté en tournage au bord d'un lac

Photo : courtoisie Samuel Côté

Radio-Canada

Connu pour son exploration des fonds marins, identifié comme le chasseur d'épaves du Saint-Laurent, le Bas-Laurentien Samuel Côté s'intéresse maintenant aux lacs. Il prépare une nouvelle série intitulée Mystères des lacs.

Un texte de Brigitte Dubé

Samuel Côté a commencé à porter attention aux lacs en s’intéressant à la disparition de son oncle Adéodat Ruest, survenue en 1954 au lac Métis. Sa disparition fait partie de l’histoire de ma famille. Cette histoire-là m’a toujours hanté, confie-t-il. J’entends parler de mon oncle "cow-boy" depuis que je suis petit.

Adéodat était un employé de Price Brothers. Il était mécanicien à bord d’un remorqueur affecté au transport du bois, raconte-t-il. Ses deux compagnons se sont tout à coup aperçus qu’Adéodat n’était plus sur le pont arrière. Il y a eu des recherches, mais son corps n’a jamais été retrouvé.

Tout ce qu’on a retrouvé de mon oncle, c’est son chapeau et ses mitaines.

Samuel Côté, chasseur d'épaves
Samuel Côté en discussion avec un intervenant.

Samuel Côté en discussion avec un intervenant.

Photo : courtoisie Samuel Côté

Selon l’explorateur, il n’y a pas eu d’enquête du coroner et le dossier a été détruit après plusieurs années, à la Sûreté nationale du Québec (comme on l’appelait à l’époque). J’ai enquêté pour aller chercher un maximum d’informations et j’ai eu des résultats, se réjouit-il, tout en gardant ses surprises pour les spectateurs. J’ai réussi à obtenir des informations que ma tante ne connaissait pas.

Son enquête a tout de même connu certains rebondissements. L’histoire a pris une tournure étonnante au début des années 1960, ce qui la rend très intéressante, estime-t-il.

Je suis content parce que j’ai pu rendre hommage à mon oncle et boucler la boucle pour la famille. On a érigé un petit monument.

Samuel Côté, chasseur d'épaves

Est-ce que cette histoire marquante a influencé sa passion pour les mystères des fonds marins?

Tout ce qui se cache au fond de l’eau, ça m’intéresse. Quelque part, l’histoire de mon oncle m’a influencé.

Samuel Côté, chasseur d'épaves

Le lac Métis fera l’objet d’un autre sujet avec l’île à la Croix, qui a été engloutie au début années 1920. Samuel Côté rappelle qu’un barrage-réservoir avait été construit, ce qui avait provoqué la disparition de cette île, entre autres. L’île à la Croix au fond de l’eau, ça m’a toujours intrigué, mentionne-t-il. J’ai pu en retracer l’histoire.

Samuel Côté discute avec l'équipe technique

Samuel Côté a travaillé avec l'équipe de Groupe PVP de Matane.

Photo : courtoisie Samuel Côté

Samuel Côté s’est aussi intéressé à un événement tragique survenu au lac Long, dans le Témiscouata.

Le 31 décembre 1918, un train qui transportait des soldats de retour de la guerre a déraillé et un wagon a coulé dans un étang glacé, rappelle-t-il. Je voulais savoir s’il restait des traces, des vestiges de ce wagon et, surtout, raconter l’histoire derrière ce drame-là. Trois soldats ont perdu la vie; plus de 50 ont été blessés. Ça a beaucoup marqué les gens de la région, mais c'est une histoire méconnue. Nos héros de retour dans leur pays se croyaient enfin en sécurité et ils ont trouvé la mort en arrivant chez eux.

Les nouvelles technologies en renfort

L’explorateur indique qu’il a récolté de très belles images sous-marines. Il a pu utiliser de nouvelles technologies pour pousser plus loin ses enquêtes, dont un véhicule sous-marin téléguidé. J’ai eu la chance d’avoir de très bons intervenants, dit-il, des plongeurs, des géographes, des géomorphologues.

Il a travaillé avec Groupe PVP de Matane. On a pu déployer des gens de la région pour des sujets de la région, commente-t-il. C’était très important pour moi.

Avec sa série Chasseur d’épaves, Samuel Côté a remporté un prix Gémeaux, ce qui lui donne une certaine notoriété. Le pigiste dit maintenant pouvoir gagner sa vie avec sa passion. Ce n’est pas évident, je dois toujours créer la demande, admet-il, mais je me trouve chanceux parce que je travaille de la maison et parce que j’aime ce que je fais dans la vie.

Il prévoit lancer son quatrième livre au Salon du livre de Rimouski. Il s’agit de la deuxième partie de L’histoire derrière des épaves du Saint-Laurent.

Il aimerait aussi réaliser une suite à Mystères des lacs.

Un projet de bande dessinée avec Mario Maloin est aussi en marche. L’action se déroule à Rimouski. On y met en valeur les richesses des paysages rimouskois et des fonds marins.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Société