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Cannabis au volant : la légalisation inquiète le syndicat des policiers de l’Ontario

Un conducteur derrière le volant avec un sachet de cannabis dans les mains.

Un conducteur consommant du cannabis au volant.

Photo : Radio-Canada / Pascal Coudé

Radio-Canada

Le président de l'Association des policiers de l'Ontario, Bruce Chapman, affirme que ses quelque 18 000 membres ne sont pas prêts à gérer une « possible hausse » du nombre de conducteurs intoxiqués à la marijuana sur les routes de la province.

Un texte de Philippe de Montigny

Les données du Colorado et de Washington, deux États américains ayant légalisé le cannabis, démontrent une hausse des accidents mortels dans lesquels sont impliqués des chauffeurs ayant consommé cette drogue, souligne-t-il.

Même avant la légalisation, plus de 735 000 Ontariens auraient pris le volant sous l’influence du cannabis dans les trois derniers mois, selon un sondage publié par l’Association canadienne des automobilistes (CAA) la semaine dernière.

C’est inquiétant de notre point de vue, et nous avons des chiffres pour justifier cette crainte.

Bruce Chapman, président de l’Association des policiers de l’Ontario

Par ailleurs, M. Chapman, lui-même policier, remet en question l’outil de dépistage du cannabis approuvé par le gouvernement fédéral en août.

Il affirme que de nombreux corps policiers en Ontario ont choisi de ne pas acheter ces trousses permettant de détecter la présence du THC, le principal psychotrope de la marijuana, dans la salive, puisqu’ils ne sont pas convaincus que ces tests tiendront la route devant un tribunal.

Le président de l’association des policiers de l’Ontario, Bruce Chapman.

Le président de l’association des policiers de l’Ontario, Bruce Chapman.

Photo : Radio-Canada

Le gouvernement fédéral se veut rassurant

Le ministre fédéral qui pilote le dossier de la légalisation, Bill Blair, a rappelé mardi en entrevue avec CBC que les policiers ont aussi des tests sanguins à leur disposition et qu’ils sont « beaucoup plus nombreux » à être formés pour déceler les conducteurs intoxiqués.

Il y aura sans doute des leçons à tirer en cours de route après la légalisation, mais nous donnons plus de dents aux policiers pour rendre nos routes plus sûres.

Bill Blair, ministre fédéral responsable de la légalisation du cannabis
Bill Blair, ministre responsable du dossier de la légalisation du cannabis.

Bill Blair, député en charge du dossier de la légalisation du cannabis.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

L’ancien chef de police de Toronto souligne que les agents auront droit de suspendre un permis de conduire et même de confisquer un véhicule, s’il y a un doute raisonnable de consommation au volant.

L’usage du cannabis à des fins récréatives deviendra légal le 17 octobre prochain.

Toronto

Drogues et stupéfiants