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Publiciser le cannabis sans en parler

Un homme  photographié en contre-plongée, en costume cravate et assis dans un bureau au design moderne, sourit en regardant vers une lumière devant lui. Derrière lui se trouve une baie vitrée donnant sur l'intérieur des locaux de l'entreprise Creative Fire.
Jason Aebig, de l'entreprise publicitaire Creative Fire, dit que les règles sur la promotion du cannabis obligent les compagnies à effectuer un marketing « minimaliste ». Photo: Soumise par Creative Fire

La loi sur le cannabis contient de nombreuses restrictions concernant la promotion de ses produits et de ses services. Pour un publicitaire de Saskatoon, cela contraint les compagnies à avoir une philosophie de marketing minimaliste.

L'entreprise de Jason Aebig s’est vue confier la conception du marketing de deux entreprises de vente de cannabis. Le professionnel de Saskatoon explique que, pour ces projets, il n’a pas le droit d'utiliser des personnages réels ou fictifs.

[La réglementation] interdit aussi l'utilisation d'animaux, aussi incroyable que cela paraisse.

Jason Aebig, publicitaire

Les entreprises n’ont pas le droit d'utiliser de placement de produits, ni de publireportages dans les annonces. Ces restrictions n’existent pas au sujet de la promotion de la bière, précise Jasob Aebig.

La réglementation englobe aussi les aspects affectifs de la promotion. Le marketing ne peut pas faire susciter une émotion positive ou négative au sujet du cannabis. Il ne peut pas non plus représenter un style de vie à travers des images de séduction, de loisirs, d’enthousiasme, de vitalité, de risque ou d’audace.

La loi précise aussi que la publicité ne doit pas rendre la consommation du cannabis attrayante pour les jeunes.

Pour Jason Aebig, ces règles sont presque aussi contraignantes que pour les cigarettes.

Fidéliser autrement

Les points de vente devront oublier la manière habituelle de fidéliser les clients par la publicité, ajoute M. Aebig.

À l’intérieur des commerces, les vendeurs seront aussi soumis à de nombreuses règles, fixées par la Régie des alcools et des jeux de hasard de la province (SLGA). Elles définissent la manière dont ils peuvent interagir avec leurs clients.

« La plupart de ces choses vont changer l'accueil des clients quand ils entrent dans ces magasins pour la première fois », explique le publicitaire. Il précise que cela touchera aussi la façon dont « le vendeur peut construire une relation continue et une affinité avec ses clients ».

Au moins cinq magasins de cannabis devraient ouvrir leurs portes en Saskatchewan, le 17 octobre, jour de la légalisation de l’achat de cannabis à usage récréatif dans des comptoirs de vente.

Saskatchewan

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