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Les Automatistes en trois temps, une exposition à voir!

Aquarelle et encre sur papier peinte en 1948 par Jean Paul Riopelle
Jean Paul Riopelle Sans titre, 1948 Photo: Radio-Canada / Anne-Josée Cameron

La Galerie Michel Guimont souligne le 70e anniversaire de la publication du manifeste Refus global avec l'exposition Les Automatistes en trois temps.

Un texte d'Anne-Josée Cameron

En 1948, une quinzaine d'artistes signent le manifeste Refus global, véritable cri du cœur contre l’obscurantisme de la société canadienne-française.

Le groupe des Automatistes, réuni autour de Paul-Émile Borduas, souhaite alors libérer la société du joug religieux et du conformisme ambiant.

Sans le savoir, les signataires de Refus global pavent la voie à ce qui deviendra la Révolution tranquille.

Plus de 70 ans plus tard, le travail de ces artistes est toujours célébré.

Les Automatistes en trois temps regroupe donc les oeuvres de Marcel Barbeau, Marcelle Ferron, Pierre Gauvreau, Fernand Leduc, Jean-Paul Mousseau, Jean-Paul Riopelle et Françoise Sullivan.

Oeuvres de Françoise Sullivan et Jean-Paul Riopelle.Oeuvres de Françoise Sullivan. Photo : Radio-Canada / Anne-Josée Cameron

L'exposition propose une trentaine des pièces dont quelques petits et grands tableaux de Marcelle Ferron, un superbe pastel de Mousseau, des encres de Chine, des eaux-fortes de Riopelle, une sculpture de Francoise Sullivan et plusieurs huiles sur toile.

Trajectoire en trois temps

Les Automatistes en trois temps a été conçu afin de présenter l'évolution des démarches et modes d'expression dans l'oeuvre des signataires qui au départ partageaient des théories similaires.

Une trentaine d'oeuvres s'échelonnant de 1946 à 2015 sont ainsi exposées et offrent aux visiteurs une véritable leçon d'histoire de l'art, souligne le galeriste, Michel Guimont.

Sous l'influence de Borduas, ils ont travaillé à passer de la figuration à l'abstraction, mais après, ils ont suivi leur propre chemin.

Michel Guimont, galeriste

« Trois périodes distinctes sont ainsi proposées, explique le galeriste. La première période se situe entre 1946 et 1954. Il s'agit de la période des automatistes purs. Si on regarde les oeuvres de Ferron et celles de Fernand Leduc à la même époque, il y a une parenté de couleurs et de formes. »

Dans les années 50, on voit que chacun découvre sa voix, son langage, son mode d'expression.

Michel Guimont, galeriste

Les oeuvres de la seconde période ont été créées entre 1955 et 1980. Elles témoignent de l'évolution de chaque artiste.

« Quand on regarde Fernand Leduc, note Michel Guimont, on voit qu'il était très automatistes, puis à la fin des années 50, il entame une période beaucoup plus plasticienne. »

L'exposition se termine avec des oeuvres réalisées entre 1980 et 2015.

Fernand Leduc
Chromatisme binaire indigo vermillon,1964Fernand Leduc Chromatisme binaire indigo vermillon,1964 Photo : Galerie Michel Guimont

L'exposition Les Automatistes en trois temps est présentée jusqu'au 21 octobre, à la Galerie Michel Guimont.

Québec

Arts