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Les commissions scolaires veulent se vendre auprès de Legault

François Legault
Le premier ministre désigné, François Legault Photo: Radio-Canada / Sébastien Vachon
La Presse canadienne

La Fédération des commissions scolaires du Québec (FCSQ) est persuadée de pouvoir convaincre le nouveau gouvernement caquiste de l'importance des élus scolaires de proximité dans la réussite éducative.

Aux élections provinciales de 2014, le chef caquiste, François Legault, maintenant premier ministre désigné, proposait l'abolition des commissions scolaires, qui souffraient, selon lui, de problèmes de gouvernance.

M. Legault notait également le faible taux de participation aux élections scolaires. Au cours de la dernière campagne électorale, la CAQ a réitéré son désir de modifier le modèle des commissions scolaires.

En entrevue avec La Presse canadienne, le président de la Fédération, Alain Fortier, a dit qu'il voulait établir un « dialogue constructif » avec le nouveau gouvernement. Il entend « bien expliquer » à quoi servent les élus scolaires, et leur utilité essentielle sur le plan local.

M. Fortier souligne que, sans les commissions scolaires, plus de 3000 écoles devraient s'adresser directement au gouvernement pour leur budget et les services qu'elles offrent. « Ça équivaudrait à créer 3000 commissions scolaires, ce qui est insensé », lance M. Fortier.

Il rappelle que les commissions scolaires existent pour distribuer les ressources « de manière équitable et non égale », une tâche dont un gouvernement central aurait de la difficulté à s'acquitter, selon lui.

Quant au faible taux de participation aux élections scolaires, M. Fortier soutient que « si la démocratie scolaire est malade, il faut la soigner et non l'abattre ». Il souligne que moins de 70 % des électeurs se sont prévalus de leur droit de vote au dernier scrutin général au Québec.

Changement de ton

En cette Semaine de l'école publique, Alain Fortier se dit fier du réseau scolaire actuel, « extrêmement performant », selon lui.

Il souhaiterait un changement de ton et de discours concernant l'école publique, précisant que les propos encourageants et rassembleurs ne sont pas assez fréquents.

D'après le président de la FCSQ, il faut faire contrepoids au discours négatif ambiant. « Parler de désuétude des infrastructures, de mauvais résultats scolaires ou de décrochage des enseignants n'encouragera certainement pas les élèves à persévérer ni à être fiers de leur école publique », affirme-t-il.

L'école publique est d'abord « inclusive, innovatrice, enrichissante et stimulante », conclut le président de la FCSQ.

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