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Changer d'approche pour aborder la santé mentale

Le reportage de Michel Marsolais
Radio-Canada

Des groupes d'intervention réclament auprès des nouveaux élus de l'Assemblée nationale un changement dans l'approche réservée aux soins en santé mentale.

Réunis près de la station de métro Mont-Royal, lundi, ils ont notamment insisté sur l'urgence d'agir quant aux conditions de vie des personnes qui souffrent d'un problème de santé mentale plutôt que de privilégier une approche curative. Selon eux, il manque non seulement de services psychosociaux, mais aussi de ressources pour l'accompagnement.

La porte-parole du Regroupement des ressources alternatives en santé mentale du Québec, Anne-Marie Boucher, déplore que la médication passe trop souvent avant la prévention, alors que les problèmes de santé mentale sont dans bien des cas exacerbés par les conditions de vie, comme la pauvreté.

Le problème est davantage marqué chez les femmes, estime pour sa part Isabelle Mimeault, responsable de la recherche au Réseau québécois d'action pour la santé des femmes.

« Les femmes reçoivent un médicament ou un diagnostic avant de recevoir les soins dont elles auraient besoin », dénonce-t-elle.

Les femmes, qui sont particulièrement victimes de pauvreté et d'exclusion, auraient plutôt besoin d’être écoutées, de faire le point ou encore de sortir de la pauvreté, énumère Isabelle Mimeault. « Ce sont des besoins qui sont non comblés », critique-t-elle.

Appel politique

Des affiches montrées lors du rassemblementLes problèmes de santé mentale sont exacerbés par les conditions de vie des gens qui en souffrent. Photo : Radio-Canada

Les groupes d’intervention qui ont répondu à l’invitation du Regroupement en cette Journée mondiale de la santé mentale se tournent vers la classe politique pour changer les choses.

Une infime partie du budget provincial en santé est accordé à la santé mentale, rappelle avec regret Anne-Marie Boucher. Après des années d’austérité sous le règne libéral, elle s’attend à mieux de la Coalition avenir Québec (CAQ).

Anne-Marie Boucher est déjà encouragée de constater, après avoir consulté son programme électoral, que la CAQ se soucie de la « surprescription » dans le domaine de la santé.

La porte-parole du Regroupement des ressources alternatives en santé mentale du Québec espère que cette constatation ne s'applique pas seulement à la santé physique, mais aussi à la santé mentale, et que la CAQ prendra les mesures qu'il faut pour améliorer la situation. Une bonification des programmes existants en santé mentale est aussi réclamée.

Anne-Marie Boucher s'attend à ce que le nouveau gouvernement prête une oreille attentive aux recommandations de son regroupement, tout en investissant davantage dans la santé mentale.

Avec les informations de Michel Marsolais et d’Émilie Hamon

Avec les informations de La Presse canadienne

Santé physique et mentale

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