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Réintégrer les sans-abris au marché du travail

un homme qui dort dans la rue

Un homme qui dort dans la rue.

Photo : Radio-Canada / David Donnelly

Radio-Canada

Les emplois disponibles ne manquent pas à Québec. Même si les sans-abris sont de plus en plus nombreux, ils ne sont pas la solution à la pénurie de main-d'oeuvre. Comment les réintégrer au marché du travail? Voici les pistes d'un expert.

« Ce n’est pas si simple que ça », a lancé Yves Hallée, professeur au Département des relations industrielles de l'Université Laval.

Leur réinsertion sur le marché du travail est un processus long et complexe, explique un expert.

Il a d’ailleurs étudié la problématique d’insertion socioprofessionnelle des personnes en situation d’itinérance.

« Le travail d’insertion socioprofessionnel demande une implication des organismes d’aide, demande de l'implication des employeurs et également de l'État », a-t-il souligné.

Montréal plus avancée

À Montréal, des organismes assurent un lien entre les employeurs potentiels et les personnes en situation d’itinérance.

« C’est un processus qui est relativement progressif. Ça demande en quelque sorte un suivi important. Ça demande un suivi de la part des organismes et des employeurs pour permettre l’intégration », a-t-il affirmé.

À Montréal, on est beaucoup plus avancés qu’ici à Québec.

Yves Hallée, professeur au Département des relations industrielles de l'Université Laval

Les personnes qui sortent de la rue doivent réapprendre certaines normes et règles du marché du travail afin de favoriser leur intégration.

Des immigrants dans la rue

Le professeur Yves Hallée constate à Québec que de plus en plus d’immigrants et de réfugiés cognent aux portes des organismes d’aide à l’itinérance pour trouver un emploi.

« Ça peut se résoudre si on met en lien les organismes qui travaillent pour les différentes causes », a-t-il soulevé.

Selon ses observations, les personnes itinérantes sont de moins en moins uniformes. « Le visage de l’itinérance est diversifiée ce qui fait que l’intervention doit être en quelque sorte un peu modulée en fonction des caractéristiques des personnes. »

Avec les informations de Nahila Bendali

Québec

Pauvreté