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La valeur des terres agricoles de la Mauricie et de Portneuf explose

Un vaste champs avec une ferme au milieu du terrain.

Une terre agricole

Photo : Radio-Canada / Colin Côté-Paulette

Radio-Canada

Les éleveurs et cultivateurs de la Mauricie se heurtent à une hausse fulgurante du prix des terres agricoles. La valeur moyenne des terres a bondi de 18,8 % dans la région de la Mauricie-Portneuf en 2017, selon la société d'État Financement agricole Canada.

Il s'agit là de la hausse la plus importante au Québec, où les terres ont connu une hausse moyenne de 8,2 % la même année.

De nombreux agriculteurs de la région dénoncent la situation, puisque les terres ne sont plus abordables pour eux.

C'est un frein au développement des entreprises agricoles sur le territoire.

Martin Lamy, producteur laitier de Yamachiche

Cette hausse s'expliquerait notamment par le rachat des terres, à gros prix, par des fonds d'investissement.

C'est des fonds d'actions qui achètent une terre agricole dans le but de spéculer sur sa valeur future. Nous, notre but, quand on achète une terre, c'est de la cultiver et de la transmettre à la génération future, mentionne Jean-Félix Morin, producteur laitier de Saint-Boniface.

Pour en vivre de cette terre-là, il faut générer des revenus qui viennent de la terre pour être capable de la payer. Tandis que les fonds de placement, ils ont de l'argent, ils la laissent dormir là et ils vont chercher un profit plus tard, explique Martin Lamy, un producteur laitier de Yamachiche.

Le maire de Saint-Barnabé, Michel Lemay, qui est aussi producteur laitier, constate également cette hausse de prix.

Lors de la publication du dernier rôle municipal, la valeur des terres agricoles de sa municipalité avait grimpé de 40 %. Cela représente selon lui une pression supplémentaire pour les agriculteurs, qui doivent payer plus de taxes.

Si on veut vraiment au Québec garder le contrôle de nos fermes, il va falloir trouver une solution. Il faut qu'on ait un examen de conscience, croit-il.

Les agriculteurs rencontrés par Radio-Canada demandent au gouvernement de limiter l'achat de terres agricoles à 100 hectares par personne ou par groupe d'investisseurs, le temps de trouver une solution permanente à la hausse fulgurante des prix.

Selon le reportage de Sarah Désilet-Rousseau

Mauricie et Centre du Québec

Économie