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Pas de tabac ni de cannabis au Collège Algonquin

Un jeune homme fume du cannabis.

Le Collège Algonquin a annoncé qu'il sera interdit de fumer tant la cigarette que la marijuana dès le 15 octobre.

Photo : La Presse canadienne / Darryl Dyck

CBC

Le Collège Algonquin devient ainsi le premier établissement d'études postsecondaires entièrement sans fumée dans la région de la capitale nationale.

Il sera interdit de consommer tant le tabac que le cannabis sur ses campus de la région. Cette décision survient après que le gouvernement ontarien a annoncé qu'il sera permis de consommer de la marijuana là où la cigarette l'est aussi.

L’administration du collège a fait cette annonce vendredi, précisant que la réglementation antifumée entrera en vigueur sur les campus d’Ottawa, Perth et Pembroke dès le 15 octobre.

La présidente de l’établissement, Cheryl Jensen, soutient que ces politiques plus sévères en matière de consommation de cannabis sont une réponse à l’assouplissement des règles par le gouvernement ontarien.

Cheryl Jensen, présidente du Collège Algonquin

Cheryl Jensen, présidente du Collège Algonquin

Photo : CBC/Roger Dubois

Nous avions l’impression que les règles seraient très similaires à celles encadrant la consommation d’alcool, affirme Mme Jensen, qui explique que le Collège a été pris au dépourvu par la volte-face du gouvernement de Doug Ford.

 Quand la décision [de permettre le cannabis aux mêmes endroits que la cigarette] est tombée, le collège a voulu empêcher la consommation de cannabis partout sur les campus. 

Cheryl Jensen, présidente du Collège Algonquin

L’exemple d'autres établissements scolaires

D’après un rapport de la Société canadienne du cancer publié en septembre, seulement quatre autres institutions postsecondaires ontariennes ont adopté une réglementation semblable. Seuls l’Université McMaster, le Collège George Brown, le Collège universitaire Redeemer et l’Université Western ont adopté une politique zéro fumée.

Les universités d’Ottawa et Carleton, elles, ont l’intention d’interdire la consommation de cannabis, mais de continuer de permettre celle du tabac.

Un édifice du collège Algonquin.

Le collège Algonquin.

Photo : CBC

La Cité collégiale permettra quant à elle la consommation de marijuana dans des aires spécifiques sur son campus.

Une politique flexible

Le Collège Algonquin avait l’intention de consulter la population étudiante avant de faire la refonte de sa politique de consommation de tabac.

Mme Jensen assure que les consultations auront toujours lieu, mais que la réglementation antifumée entrera en vigueur en attendant que les étudiants puissent se prononcer sur la question.

C’est en quelque sorte un lancement en douceur, souffle la présidente. Nous prendrons le temps de parler à nos étudiants et employés pour voir comment ça prendra forme dans les prochains mois.

Elle annonce que l’établissement envisage également d’améliorer et de bonifier son programme pour cesser de fumer.

Mettre l’accent sur l’éducation, non la punition

Puisque le délai entre l’annonce des règles et le moment de leur application est court, le collège entend se montrer clément à l’endroit de la population étudiante.

Tout le monde aura droit à un avertissement, dit Mme Jensen.

L’établissement espère que la politique sera mise en place de façon permanente dès le 1er janvier 2019.

Ottawa-Gatineau

Société