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Interpol demande à la Chine de préciser ce qui est arrivé à son numéro un

 Meng Hongwei, président d'INTERPOL

Meng Hongwei

Photo : Reuters / POOL New

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Alors qu'Interpol a sommé la Chine samedi de clarifier la situation du président de l'organisation, le Chinois Meng Hongwei, porté disparu depuis son départ pour son pays fin septembre, les autorités chinoises n'ont toujours pas commenté officiellement sa disparition.

Aucun média d'État chinois ne mentionnait l'affaire samedi, et le nom de Meng Hongwei est censuré sur Weibo, le Twitter chinois, depuis vendredi soir.

Pour sa part, Jürgen Stock, le secrétaire général d’Interpol, organisation de coopération policière internationale, basée à Lyon, en France, a utilisé Twitter pour signifier qu’il était « impatient de recevoir une réponse officielle de la part des autorités chinoises quant aux inquiétudes sur le bien-être du président ».

Vendredi, c’est la France qui avait ouvert une enquête pour disparition concernant Meng Hongwei.

« Interrogées par le bureau de liaison d’Interpol à Pékin, les autorités chinoises n’ont pour l’heure pas apporté de précisions », avait indiqué le ministère français de l’Intérieur. « Les échanges se poursuivent avec les autorités chinoises ».

Jeudi soir, l’épouse de Meng Hongwei a informé la police de Lyon, où le couple réside, de la disparition « inquiétante » de son mari, précisant ne pas avoir de ses nouvelles depuis le 25 septembre et indiquant avoir récemment reçu des menaces par le biais des réseaux sociaux et par téléphone.

Elle est maintenant placée sous protection policière.

Sous enquête?

Selon le quotidien de Hong Kong en langue anglaise South China Morning Post, qui cite une source anonyme, Meng Hongwei, ancien haut fonctionnaire du parti communiste chinois, fait l'objet d'une enquête dans son pays. Il a été « emmené » par les autorités « dès son atterrissage » la semaine dernière, pour des motifs encore flous, affirmait vendredi le journal.

La disparition soudaine de hauts dignitaires chinois est devenue relativement courante sous la présidence de Xi Jinping, qui mène depuis son arrivée au pouvoir, en 2012, une campagne anticorruption soupçonnée de masquer une purge politique.

Ancien vice-ministre de la Sécurité publique chinoise

Nommé vice-ministre de la Sécurité publique chinoise en 2004, Meng Hongwei avait été nommé à ce poste par un rival du président Xi Jinping, Zhou Yongkang, qui purge actuellement une peine de prison à perpétuité pour corruption, abus de pouvoir et divulgation de « secrets d’État ».

Selon le South China Morning Post, même si, sur le site Internet du ministère chinois de la Sécurité publique, Meng Hongwai apparaît toujours avec le titre de vice-ministre, il a perdu en avril dernier son siège au sein du comité du Parti communiste.

Élu président d'Interpol le 10 novembre 2016, Meng Hongwei devait être en poste jusqu'en 2020.

En tant que vice-ministre de la Sécurité publique, il a dirigé le bureau national d'Interpol en Chine. Il avait auparavant travaillé comme policier dans la lutte contre le trafic de drogue et l'antiterrorisme et dirigé les garde-côtes chinois.

Cette première nomination d'un Chinois à la tête d'Interpol avait été critiquée par les organisations de défense des droits de l'homme. La Chine a longtemps utilisé Interpol « pour arrêter des dissidents et des réfugiés à l'étranger », s'était inquiétée notamment Amnistie internationale.

Avec les informations de Agence France-Presse, Reuters, France 2, et La Croix

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