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Le manque de temps montré du doigt par l’ENFFADA

Une dame aux cheveux mi-longs noirs présente un air inquiet au micro du journaliste.

Michèle Audette, commissaire dans l'Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La semaine d'audiences portant sur le système de protection de l'enfance en lien avec l'Enquête nationale sur les femmes et filles autochtones disparues et assassinées (ENFFADA) s'est terminée vendredi, à Winnipeg. À l'issue des travaux, le manque de temps est pointé du doigt.

Les spécialistes présents à l’Hôtel Fort Garry cette semaine concentrent leurs témoignages autour de la protection de l'enfance. Il s'agit de l'un des enjeux majeurs dans l'Enquête, selon la commissaire Michèle Audette.

« Il y a eu l’ère des pensionnats, où 150 000 enfants ont été enlevés de force de leur milieu... En 2018, c’est le même phénomène, mais par le biais de la protection de la jeunesse », affirme Mme Audette, en rappelant que près de 90 % des enfants dans ce système sont autochtones.

Plusieurs rangées de tables recouvertes d'une nappe blanche sont disposées dans une grande salle. Des personnes qui y sont assises écoutent ce qui se dit en face d'elles.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les audiences de l'ENFFADA portant sur les services de protection de l'enfance s'est conclue vendredi à Winnipeg par les témoignages d'intervenants dans le domaine de la santé mentale.

Photo : Radio-Canada

La commissaire affirme avoir tiré une grande richesse des témoignages des experts académiques et des intervenants de terrain. « Ça a été une semaine remplie, qui va nourrir ma réflexion et celle de mes collègues pour la partie rapport, puis la partie recommandations », dit-elle.

Si elle se dit satisfaite du travail accompli, elle déplore toutefois le manque de temps alloué à la commission pour mener son mandat à bien. Elle regrette que la protection de l’enfance soit un enjeu parmi beaucoup d’autres qui ne pourront être étudiés.

« On fait du mieux qu’on peut »

Sur plus de 150 thèmes identifiés lors de la première phase de l’enquête, Michèle Audette déclare que la commission est « seulement capable d’en étudier une dizaine ».

Il y a d’autres enjeux qui auraient pu être examinés et, si on avait eu le temps, on aurait pu le faire

Une citation de : Michèle Audette, commissaire dans l'ENFFADA

Elle rappelle que le travail de la commission d'Enquête a été divisé en trois phases. Au cours de la première, la commission a entendu les témoignages de 1717 personnes, principalement des familles et des survivants.

Cela a permis, au cours de la deuxième phase de travail, d’identifier les thématiques récurrentes dans les discours pour, finalement, entendre des experts fournir des pistes de solution.

La dernière semaine d'audiences de l'Enquête se déroulera à Saint-Jean à Terre-Neuve et Labrador au mois de novembre. Elle portera sur le trafic d'êtres humains et sur la violence sexuelle.

Les travaux de la commission ont débuté le 1er septembre 2016. Le gouvernement lui avait donné deux ans pour mener à bien son mandat.

Les commissaires avaient demandé deux années supplémentaires, mais n’ont obtenu que six mois de la part du gouvernement fédéral.

Avec des informations de Patrick Foucault

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