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Aide aux médias communautaires : un coup de pouce qui comporte des défis

Marie-France Kenny.
Marie-France Kenny se réjouit du coup de pouce, mais prévoit les défis avec le nouveau plan d'aide du gouvernement fédéral. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Bien que l'aide aux médias communautaires annoncée par le fédéral soit bienvenue, elle amène aussi son lot de défis, selon Marie-France Kenny, la présidente de la Coopérative des publications fransaskoises qui comprend le journal l'Eau vive.

Un texte de Yessica Chavez

Jeudi, la ministre du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie, Mélanie Joly, a annoncé les détails du plan d’aide aux médias communautaires œuvrant dans les milieux minoritaires. Celui-ci comprend deux volets : un premier montant de 4,5 millions de dollars sur cinq ans pour permettre la création de 100 stages et une deuxième somme de 10 millions de dollars qui ira au Fonds des médias en milieu minoritaire.

Près d’une soixantaine de stages sont déjà offerts par l’intermédiaire de la Fédération de la jeunesse canadienne-française, et ce, depuis septembre.

Selon Marie-France Kenny, le fait d’avoir un stagiaire pendant un an est un bon coup de pouce pour un média communautaire comme l’Eau vive, mais cela comporte aussi des défis.

« Certains des défis, par contre, c’est que ces stagiaires nous arrivent sans expérience, souvent. Il y a donc tout un travail d’encadrement et ça prend du personnel pour le faire, évidemment. Aussi, c’est seulement pour un an, alors quand ils commencent à être bien installés et à bien comprendre, il faut qu’on change [de stagiaire] », explique-t-elle.

Marie-France Kenny avait d’ailleurs fait une recommandation en ce sens lors de la visite du comité permanent des langues officielles à Regina, la semaine dernière. Elle propose que le programme du fédéral offre l'option aux médias de garder un stagiaire pendant deux ans, s’ils le souhaitent.

Le défi du recrutement

La création de ces stages dévoile un autre obstacle auquel font face les médias communautaires, soit le recrutement. Les stages offerts sont seulement accessibles aux citoyens canadiens et aux résidents permanents âgés de 16 à 30 ans au début du stage.

« On est beaucoup de journaux à se chercher des stagiaires, précise Marie-France Kenny. Il aurait peut-être fallu ouvrir [le programme] à ceux qui ont un visa de travail. Nous demander d’abord d’aller chercher des citoyens canadiens ou des résidents permanents, mais si ça ne fonctionnait pas, d’ouvrir [le bassin aux personnes] qui ont un visa de travail et qui sont des francophones qui nous viennent d’ailleurs. »

Selon la présidente de la Coopérative des publications fransaskoises, plusieurs médias sont en période de recrutement et tous s'entendent sur une chose : le manque de candidats.

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