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Yannick Nézet-Séguin veut un partage plus équitable de la Maison symphonique

Le chef d'orchestre dirige les musiciens.

Yannick Nezet-Seguin à Philadelphie le 17 octobre 2012

Photo : The Associated Press / Matt Rourke

Radio-Canada

Yannick Nézet-Séguin se dit heureux des nombreux défis qui se présentent à lui. Pourtant, il y a une ombre à son bonheur du côté de Montréal : il ne peut répéter autant qu'il le voudrait à la Maison symphonique.

En entrevue vendredi avec Evelyne Charuest, de Gravel le matin, le directeur artistique et chef principal de l’Orchestre métropolitain s'est plaint de ne pas avoir les mêmes privilèges que l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM), dirigé par Kent Nagano. Il ne peut y répéter que lors de la journée des concerts.

« On a un joyau à Montréal avec la Maison symphonique. Elle a été conçue et construite dans l’optique d’être la maison non seulement de l’Orchestre symphonique de Montréal, mais aussi de l’Orchestre métropolitain et des Violons du Roy, que ce soit une maison pour la musique symphonique », rappelle-t-il.

Tout en comprenant que l’OSM occupe plus souvent la salle puisque cet orchestre y donne davantage de concerts, Yannick Nézet-Séguin réclame des changements en faveur de l’Orchestre métropolitain.

Je trouve inacceptable qu’on ne puisse pas être des résidents, nous aussi. On en a besoin beaucoup moins qu’eux, mais quand on en a besoin, on en a besoin autant. Ce sont des conditions que je ne retrouve nulle part ailleurs dans le monde, de répéter dans la salle [du concert] seulement pour la générale, le matin du concert.

Yannick Nézet-Séguin

« Ça n’a jamais été acceptable, mais je dirais que ça devient invivable. [...] J’espère qu’on va être finalement écouté et qu’on va pouvoir s’asseoir tous ensemble et trouver la bonne solution pour cohabiter encore mieux », ajoute Yannick Nézet-Séguin.

De Montréal à New York

Dans quelques semaines, le Québécois prendra ses fonctions de directeur artistique du Metropolitan Opera de New York. Son arrivée hâtive auprès de cet orchestre s'explique par une série de démissions et de tensions au sein de l'orchestre, ainsi qu'aux allégations d'inconduites sexuelles visant James Levine, prédécesseur du Montréalais.

« [Il fallait] ramener une présence rassurante, un côté humain. Ce sont des gens qui ont été un petit peu sans leader pendant trop longtemps pour plusieurs raisons, de santé et d’accusations, comme on le sait. Ils ont vraiment besoin de sentir quelqu’un qui va les écouter et les rassurer. J’ouvre beaucoup les portes de la communication », explique-t-il.

L'homme sourit alors qu'il tient une baguette de chef d'orchestre dans sa main.

Yannick Nézet-Séguin en répétition avec l'Orchestre métropolitain

Photo : Francois Goupil

Pour l'heure, les Montréalais pourront encore profiter du savoir-faire de Yannick Nezet-Seguin cette fin de semaine. Dimanche, il dirigera en effet l’Orchestre métropolitain pour le concert anniversaire qui clôturera les célébrations des 50 ans de Télé-Québec. Au programme, on trouve des mélodies qui ont marqué l'histoire de la chaîne. Ces musiques connues ont accompagné l’enfance et la jeunesse de Yannick Nézet-Séguin.

En dirigeant cette musique, je me rends compte combien ça fait partie de mon bagage, et ça vient me chercher d’une façon complètement inattendue. Ce n’est pas que ça m’attriste, mais cette proximité de l’enfance me donne des émotions bien fortes.

Yannick Nézet-Séguin

Par ailleurs, Ensemble, de Jean-Nicolas Orhon, qui a suivi pendant un an l'Orchestre métropolitain de Montréal et en présente maintenant les coulisses, sortira en salle au Québec le 23 novembre. Une version abrégée du documentaire sera diffusée sur les ondes d'ICI ARTV le 26 novembre et d'ICI Radio-Canada Télé le 29 décembre.

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