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Faut-il craindre une pénurie de chocolat?

Des fèves de cacao et un carré de chocolat.

La Côte d’Ivoire et le Ghana produisent ensemble 70 % de tout le cacao mondial. En tout, 40 millions de familles dépendent de cette industrie.

Photo : iStock

Radio-Canada

De plus en plus d'experts commencent à prédire une pénurie de chocolat vers 2050, mais le fabricant de chocolat et propriétaire de la chocolaterie Aschenti Cocoa, Christian Mekoh, n'est pas convaincu que le monde est à l'aube d'une « chocapocalypse ».

« Il n’y a pas matière à s’alarmer sur la disparition du chocolat. Il faut partir de la base, affirme Christian Mekoh. La pénurie du chocolat commence avec la production [du cacao]. »

Il explique que la pénurie possible est dûe au fait que deux compagnies majeures dans le domaine, la suissesse Barry-Callebaut et l’américaine Cargill, achètent entre 60 et 80 % de tout le cacao produit mondialement.

« Il y a une spéculation des prix sur le marché du cacao. Donc, la production est amplifiée pour essayer de réduire leurs prix et leurs marges de manœuvre », explique-t-il.

« [Il en résulte] une augmentation du prix du chocolat et une diminution du prix du cacao », ajoute Christian Mekoh.

Les changements du marché sont créés par la variation des prix du cacao, et n’ont rien à voir avec la disparition du chocolat, ajoute-t-il.

Il explique que la Côte d’Ivoire et le Ghana produisent ensemble 70 % de tout le cacao mondial. En tout, 40 millions de familles dépendent de cette industrie.

« Le coût plus bas du cacao a un impact sur le niveau de vie des familles, mais les consommateurs [de chocolat] n’ont pas cette information », affirme-t-il.

Christian Mekoh est aussi propriétaire d’une plantation au Cameroun qui produit 3 à 4 tonnes de cacao. Comme son entreprise a une capacité de production de 2 tonnes par année, il vend le reste de son produit aux grandes compagnies.

« Quand le prix du kilogramme diminue, nous entreposons les produits, explique-t-il. Ce qu’il faut comprendre, c’est que le produit qui est consommé aujourd’hui a été récolté il y a 7 à 10 ans parce qu’ils [les producteurs] l'entreposent. »

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