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Le CISSS-AT étudiera la présence de métaux lourds chez les jeunes enfants de Rouyn-Noranda

Des gens assistent à une rencontre publique où un homme fait une présentation.

Le CISSS-AT a tenu une rencontre pour informer les parents du quartier Notre-Dame d'une étude de biosurveillance touchant les enfants de Rouyn-Noranda.

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

Radio-Canada

Le Centre intégré de santé et de services sociaux de l'Abitibi-Témiscamingue (CISSS-AT) tiendra une étude de biosurveillance dans le quartier Notre-Dame, à Rouyn-Noranda. L'objectif est de mesurer les concentrations de plomb, de cadmium et d'arsenic chez les enfants d'âge préscolaire.

Un texte de Piel Côté

Il s'agit d'une septième étude de biosurveillance dans le secteur depuis 1979.

Avec cette étude, le CISSS-AT souhaite mesurer les concentrations de plomb, de cadmium sanguin et d'arsenic sous les ongles des enfants âgés de 9 mois à 6 ans.

Les chercheurs veulent savoir si elles représentent un risque pour la santé.

Ils étudieront aussi le lien entre la concentration dans le sol et les poussières intérieures et dans les échantillons biologiques.

En ce qui concerne le plomb plus précisément, les niveaux moyens chez les jeunes enfants ont chuté considérablement depuis la première étude, tenue en 1979.

Malgré tout, selon le seuil acceptable fixé par la Direction de santé publique à ce moment, 6 % des enfants dépassaient le seuil de plomb recommandé lors de la dernière étude, en 1999.

L'agent de recherche en santé environnementale Daniel Proulx espère que ce chiffre sera à la baisse avec la présente étude.

Le meilleur résultat serait qu'aucun enfant ne dépasse les seuils établis par nos institutions et nos gouvernements.

Daniel Proulx, agent de recherche

Les parents sont rassurés

Selon les parents réunis jeudi soir pour une séance d'information, cette biosurveillance ne semble pas inquiéter la population outre mesure, dont Julie Latour, résidente du quartier Notre-Dame.

C'est plutôt rassurant de voir que la Santé publique s'intéresse encore à ce qui se passe dans le quartier et de voir qu'un suivi est fait, même si ça fait longtemps que ça n'a pas été fait, et de voir qu'on s'intéresse encore à la santé de nos enfants, dit-elle.

Un homme parle à une femme qui regarde la caméra.

Benjamin Peyre et Julie Latour font partie des parents ayant assisté à la rencontre.

Photo : Radio-Canada / Piel Côté

Le CISSS aimerait que les 84 enfants du quartier Notre-Dame âgés de 9 mois à 6 ans participent à l'étude, mais il serait satisfait s'il obtenait un taux de participation de 90 %.

L'étude débutera cet automne et les résultats devraient être connus vers la fin de l'hiver.

Abitibi–Témiscamingue

Santé publique