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Sécurité et méthamphétamine au coeur d'un débat des candidats à la mairie de Winnipeg

Huit personnes assises sur des chaises hautes, sur un podium.

Les huit candidats à la mairie de Winnipeg ont à nouveau croisé le fer jeudi soir, à moins de trois semaines des élections municipales du 24 octobre. On trouve, dans l'ordre habituel, Umar Hayat, Brian Bowman, Don Woodstock, Tim Diack, Jenny Motkaluk, Venkat Machiraju, Ed Ackerman et Doug Wilson.

Photo : Radio-Canada / Jaison Empson

Radio-Canada

La crise de la méthamphétamine et la sécurité des Winnipégois sont parmi les enjeux qui sont ressortis d'un débat des candidats à la mairie de Winnipeg jeudi soir. Le maire sortant, Brian Bowman, a été la cible des critiques de ses adversaires, qui soutiennent qu'il n'en a pas fait assez pour s'attaquer aux problèmes de dépendances et criminalité.

Un texte de Camille Gris Roy

Les huit candidats dans la course, soit Ed Ackerman, Brian Bowman, Tim Diack, Umar Hayat, Venkat Machiraju, Jenny Motkaluk, Doug Wilson et Don Woodstock, avaient répondu présents à ce forum organisé par Winnipeg Realtors et le Winnipeg Free Press.

Jenny Motkaluk a, à plusieurs reprises, souligné que la sécurité était l’une de ses priorités. « On ne pourra pas encourager plus de densité dans les secteurs où les gens, de toute façon, ne se sentent pas en sécurité », a-t-elle dit.

Doug Wilson, lui, a soutenu que cela fait des années qu’on sait que la méthamphétamine envahit les rues. « Ce ne sont pas les gangs de rues qui [la] vendent, c’est n’importe qui : le système est dysfonctionnel. Rien ne peut être fait tant qu’on n'élira pas un maire qui agit de façon décisive », a-t-il lancé.

« Le problème avec les dépendances, c’est le profit et on doit s'attaquer à ceux qui tirent profit des dépendances », estime Ed Ackerman.

Interrogeant Brian Bowman au sujet de la crise de la méthamphétamine, l'ancien policier et candidat Tim Diack, a laissé entendre que le maire sortant avait jusqu’ici « vécu une vie de rêve », comme avocat ayant grandi à Charleswood, et qu'il n'est pas le mieux placé pour comprendre cette la crise.

« Tous les Winnipégois méritent le respect, peu importe où ils sont nés », a répondu Brian Bowman. Il a souligné pour sa part que « les dépendances n’ont pas commencé à apparaître il y a quatre ans », et il a cité les efforts de la ville, entre autres, en collaboration avec les patrouilles communautaires, la province et le fédéral pour créer un groupe de travail.

Tim Diack s'est par la suite excusé pour son « ton accusateur ». « Mon intention est de décrire une ville qui est en difficulté. Je l’ai vu personnellement. Je n’essaie pas de blâmer, mais c’est le temps de se tenir debout et trouver des solutions », a-t-il précisé.

Taxation

Le sujet des impôts fonciers est aussi revenu dans les discours. Brian Bowman a déjà annoncé qu’il avait l’intention de limiter à 2,33 % par année l’augmentation des impôts fonciers s’il est réélu, comme lors des quatre années de son premier mandat - une mesure qui permet d’assurer le financement durable de la réfection des routes, dit-il. Il a aussi invité les candidats à dévoiler leurs propres plans financiers.

« J’ai l’intention de revoir et de réformer les augmentations chroniques des impôts sur la propriété, a annoncé Jenny Motkaluk, pour arrêter que ça se fasse comme sur un pilote automatique chaque année. » Elle a noté que son plan de taxation sera dévoilé la semaine prochaine. Tim Diack, lui, a soutenu qu’il faut examiner les économies possibles et les façons d’être plus d’efficace.

Huit personnes assises sur des chaises sur un podium, dans une salle.

Les huit candidats à la mairie de Winnipeg, lors d'un débat : de gauche à droite, Umar Hayat, Brian Bowman, Don Woodstock, Tim Diack, Jenny Motkaluk, Venkat Machiraju, Ed Ackerman et Doug Wilson.

Photo : Radio-Canada / Camille Gris Roy

À une question sur les redevances de développement récemment implantées à Winnipeg, Jenny Motkaluk a répondu que celles-ci « découragent les nouveaux investissements dans notre ville ». « Je lancerais une révision de ces frais », a-t-elle ajouté.

Le candidat Don Woodstock, lui, a soutenu que c’est un moyen pour la Ville d’aller « chercher encore plus d’argent dans les poches » des Winnipégois et qu'il s’en débarrasserait. Umar Hayat leur est également opposé.

Allégations

Le candidat Venkat Machiraju a, par ailleurs, été questionné sur son arrestation récente pour avoir contrevenu aux termes d’une ordonnance de protection. « Mon avocat m’a dit de ne plus en parler. C’est une affaire personnelle qui a été transformée en cause publique », a-t-il.

Des candidats ont également demandé à Jenny Motkaluk de s’exprimer sur des allégations de conflit d’intérêts. Plus tôt cette semaine, Venkat Machiraju a appelé la candidate à se retirer de la course, car son frère est à la tête d’une compagnie de construction, Bayview Construction, qui a des contrats avec la Ville.

Mme Motkaluk a demandé à ce qu’il y ait davantage de vérification des faits quand des déclarations comme celles-ci sont lancées. « Ce n’est pas un secret : je fais partie d’une grande famille, et je suis très fière de mes frères, dont l’un est le fondateur d’une grande compagnie de construction à Winnipeg. Ce sont les fonctionnaires municipaux qui gèrent les contrats publics. Il n'y a donc aucune chance pour qu'un élu influence indûment le processus. »

Manitoba

Politique municipale