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Pour la création d'une unité tactique d'intervention en agriculture et en foresterie

Plusieurs vaches beiges et noires ont le regard tourné vers la caméra.

Des vaches

Photo : Radio-Canada / Isabelle Damphousse

Radio-Canada

L'Institut de recherche en économie contemporaine (IRÉC) propose de mettre en place une unité d'intervention tactique afin de structurer une relance des domaines agricole et forestier de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent.

Un texte de Joane Bérubé avec la collaboration de Maude Rivard

Cette unité, baptisée AGROFOR, viendrait aider à l’établissement de la relève ainsi qu’à la revitalisation des territoires agricoles et forestiers de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent.

Le chargé de projet à l'IRÉC François L'Italien croit que, dans les milieux comme la Gaspésie, les producteurs agroforestiers ont besoin d’un soutien mieux adapté à des réalités telles que la dévitalisation du territoire et le déclin démographique. Ce sont des choses qu’on n’envisageait pas quand on a conçu la gestion de l’offre ou la mise en marché collective, relève M. L’Italien.

L’absence de masse critique dans certains secteurs ruraux en vient donc à nuire à l’émergence ou au maintien des activités agricoles et forestières.

L’objectif derrière la création de cette unité est donc de contrer cette tendance en accompagnant des promoteurs porteurs de projets structurants pour les communautés agricole et forestière, mais aussi pour l’ensemble du milieu rural.

Redonner au milieu rural ses capacités entrepreneuriales qu’il a toujours eues au Québec.

François L’Italien, charge de projet à l’IRÉC

L’unité AGROFOR serait composée d’une équipe de deux ou trois personnes qui interviendraient auprès des entrepreneurs agroforestiers des deux régions.

L’idée, précise M. L’Italien, c’est de voir où sont les projets. Quel type d’aide on peut leur apporter. Est-ce une aide technique? Une aide financière? Du maillage avec une institution comme le MAPAQ [ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec], avec des agronomes, des acheteurs? Faire du démarchage auprès de personnes qui pourraient acheter une production ou transformer davantage une production?

François L’Italien croit que l’unité serait en mesure de suivre deux ou trois projets par région, dans une perspective de développement à court et à moyen terme.

Des démarches sont en cours auprès de l’Union des producteurs agricoles (UPA), du MAPAQ et de certaines instances de développement pour les sensibiliser à l’importance de mettre en place une telle formule de soutien.

Le rapport de l’IRÉC a d’ailleurs été conçu en collaboration avec les fédérations régionales de l’UPA de l’Est-du-Québec ainsi qu’avec les directions régionales du MAPAQ.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

Agro-industrie