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UBC : la plus importante communauté au Canada à ne pas être une municipalité

Vue aérienne du campus de l'Université de la Colombie-Britannique

La population du secteur autour de l'Université de la Colombie-Britannique a explosé depuis quelques années, avec la multiplication des projets immobiliers.

Photo : Radio-Canada / Russ Heinl

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le secteur autour de l'Université de la Colombie-Britannique (UBC) fait partie de la zone électorale A du Grand Vancouver, une région non incorporée qui n'a pas de conseil municipal.

Les milliers de résidents autour de l'UBC pourront uniquement voter pour leurs représentants auprès de la Commission scolaire de Vancouver, aux élections municipales du 20 octobre.

La zone électorale A ne compte qu’un seul représentant local au sein du conseil de Metro Vancouver, le district régional. Les habitants n’ont donc pas leur mot à dire sur les services publics ou l’utilisation des terres dans leur quartier.

D’autres dossiers, comme les impôts fonciers et les taxes scolaires, relèvent du gouvernement provincial.

Une carte de la zone électorale A, qui comprend les terres à dotation de l'Université, un large secteur dans les montagnes de la rive nord de Vancouver, l'île Barnson, l'île Boulder, l'île Passage et l'île Bowyer.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La Zone électorale A, en brun, représente les secteurs du Grand Vancouver qui ne sont pas incorporés.

Photo : Radio-Canada

Un défi unique

Les terres à dotation de l’Université, à l’ouest de la ville de Vancouver, accueillent 11 000 habitants permanents, dans un quartier résidentiel autour de l’UBC.

La grande majorité d’entre eux n'ont pas de liens avec l’Université.

Mais pendant la journée, la population du secteur atteint presque 80 000 personnes, si l’on compte les étudiants et le personnel de l'Université.

Le président du district régional Metro Vancouver, Greg Moore, note que la croissance de la population du secteur est un défi pour la région.

« Je crois que la croissance de l’UBC et la stratégie régionale doivent être mieux intégrées », affirme M. Moore.

« Est-ce ça doit passer par la gouvernance? Peut-être, c’est une option, mais il y a probablement d’autres façons moins officielles d’y arriver », ajoute-t-il.

Élu sans opposition

Photo de Justin LeBlanc, sur le campus de l'UBC.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Justin LeBlanc, élu sans opposition au poste de directeur de la Zone électorale A, espère pouvoir revoir la gouvernance du quartier autour de l'Université de la Colombie-Britannique.

Photo : Justin LeBlanc

Justin LeBlanc était le seul candidat pour devenir le directeur de la zone électorale A à Metro Vancouver. Il obtient donc le poste sans avoir besoin de faire campagne.

Il remplacera Maria Harris, qui était en poste depuis 9 ans.

« J’espère quand même rencontrer les résidents de la zone électorale, pour que les électeurs puissent me connaître, même s’il n’y a pas de campagne électorale », note M. LeBlanc.

Il admet que la région n’est pas très bien représentée localement, parce qu’il n’y a pas de conseil municipal pour gérer les dossiers de la communauté.

« C’est une situation confuse. On vit dans un milieu urbain, mais nous ne sommes pas une municipalité. Il y a donc les mêmes enjeux auxquels une municipalité fait face, mais qui relèvent du district régional ou de la province », explique Justin LeBlanc.

Il dit qu’il doit rencontrer la ministre des Affaires municipales, Selina Robinson, pour discuter de l’idée de lancer une révision de la gouvernance de la zone électorale A, y compris le secteur résidentiel autour de l’UBC.

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