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Des robes rouges en souvenir des soeurs disparues

Une robe d'enfant a été accrochée à un poteau électrique dans le village de Notre-Dame-du-Nord au Témiscamingue
Plus de 1200 femmes autochtones ont été assassinées ou disparues au Canada Photo: Radio-Canada / Lise Millette
Radio-Canada

Accrochées aux arbres, aux poteaux électriques, à l'angle des rues ou sur les piliers de pierre du cimetière, des robes rouges ont fait leur apparition afin de commémorer les femmes autochtones disparues ou assassinées.

Un texte de Lise Millette

Sur le territoire de la Timiskaming First Nation jusqu'au village adjacent de Notre-Dame-du-Nord, des robes battent au vent par une journée d'automne mêlée de pluie et de bourrasques froides.
Des robes de tous les styles et de toutes les dimensions y compris de fillettes ponctuaient le décor. On dénombre plus de 1200 victimes et parmi les disparues figuraient aussi des enfants.

Le mouvement REDress a été lancé par une artiste métisse de Winnipeg, Jaimie Black en 2014. Depuis, le 4 octobre est une occasion de commémorer la mémoire des femmes disparues, mais aussi de marquer un temps d'arrêt.

Deux robes ont été accrochées à la structure du cimetière de Notre-Dame-du-Nord au TémiscamingueLe parcours de la marche emprunte la route bordant le cimetière de Notre-Dame-du-Nord Photo : Radio-Canada / Lise Millette

À la Timiskaming First Nation, une lettre envoyée dans les résidences mentionne que le taux d'homicide des femmes autochtones est au moins quatre fois plus élevé que pour toutes les autres femmes au pays.

Nous transmettons notre amour et notre soutien aux familles des femmes des Premières nations disparues et assassinées. Nous sensibilisons la population sur la nature systémique de la violence dont elles sont victimes, mentionne la lettre également distribuée dans les résidences de Notre-Dame-du-Nord, où une marche aura lieu le 9 octobre. Le parcours des marcheurs a emprunté la route 101, sur le territoire de la réserve autochtone, jusqu'au village, passant devant le bureau de poste et l'école primaire.

Une affiche dans la réserve de la Timiskaming First Nation lance un appel No more stolen sisters (plus jamais de soeurs volées)Dans la réserve de Timiskaming First Nation le rappel des femmes assassinées ou disparues est visible toute l'année Photo : Radio-Canada / Lise Millette

À Val-d'Or avec une vigile à la chandelle à au parc Albert-Dumais. Les organisateurs ont nommé cet événement « Vigile des soeurs par l'esprit ». Les participants sont invités à porter du rouge en guise de solidarité.

La directrice générale du Centre d'amitié autochtone de Val-d'Or, Édith Cloutier, souhaite également que cette journée serve à sensibiliser les élus sur l'enjeu de la violence.

Cette année on va profiter de cette tribune publique pour interpeler le premier ministre désigné du Québec. Il y a une commission de l'Assemblée nationale qui a déposé un rapport en mai 2018 et il y a donc des actions concrètes qui peuvent être posées pour nous accompagner à lutter contre cette violence faite aux femmes autochtones.

De nombreux autres rassemblements liés au mouvement des robes rouges ont été planifiés partout au Canada.

Abitibi–Témiscamingue

Autochtones