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Le consulat d'Arabie à Istanbul dément retenir un journaliste saoudien

La fiancée (à gauche) du journaliste saoudien Jamal Khashoggi et son ami attendent devant le consulat d'Arabie saoudite à Istanbul, en Turquie, le 3 octobre 2018.
La fiancée et l'un des proches du journaliste ont déclaré qu'il n'était pas réapparu après être entré au consulat d'Arabie saoudite à Istanbul. Il s’y était rendu pour obtenir des documents nécessaires à son divorce et à son remariage. Photo: Reuters / Osman Orsal
Reuters

Les autorités saoudiennes ont démenti que le journaliste saoudien Jamal Khashoggi, qui s'est exilé aux États-Unis il y a un an, craignant que ses opinions ne lui vaillent des représailles, était retenu au consulat d'Arabie à Istanbul comme l'ont affirmé mercredi les autorités turques

La fiancée et l'un des proches du journaliste, contactés par Reuters, ont déclaré qu'il n'était pas réapparu après être entré au consulat mardi pour obtenir des documents nécessaires à son divorce et à son remariage.

Le porte-parole du président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré que Khashoggi se trouvait toujours au consulat.

Ibrahim Kalin a ajouté que les autorités turques étaient en contact avec des responsables saoudiens et a dit espérer que l'affaire serait réglée.

Cependant le consulat général d'Arabie saoudite a annoncé dans un communiqué, rapporté par l'agence de presse saoudienne SPA, que le journaliste avait quitté le bâtiment.

Il a ajouté qu'il travaillait avec les autorités turques afin de faire la lumière sur les circonstances de cette disparition.

Un représentant saoudien a nié que Khashoggi se trouvait encore au consulat, précisant que le journaliste avait quitté les lieux peu après son arrivée pour demander des documents.

« Si cela est vrai, où est-il », a déclaré à Reuters la fiancée de Khashoggi qui est retournée mercredi au consulat après y avoir passé 12 heures la veille.

La Turquie et l'Arabie saoudite ont des relations tendues depuis juin 2017. Ankara avait alors pris le parti du Qatar dans le conflit de ce dernier avec ses voisins du Golfe.

Le gouvernement turc travaille par ailleurs avec Téhéran, ennemi juré de Riyad, pour tenter d'éviter une escalade du conflit dans le nord de la Syrie.

Ancien rédacteur en chef d'Al Watan, Khashoggi est aussi un habitué des débats télévisés. Il a quitté l'Arabie en septembre 2017 quand les autorités l'ont sommé de cesser de s'exprimer sur Twitter.

Jamal Khashoggi a notamment interviewé plusieurs fois Oussama ben Laden, fondateur d'Al Qaïda, en Afghanistan et au Soudan, et a été conseiller du prince Turki al Fayçal, ex-chef des services de renseignement saoudiens et ancien ambassadeur aux États-Unis et en Grande-Bretagne.

Au cours de l'année écoulée, il a écrit une série d'articles publiés par le Washington Post dans lesquels il dénonçait l'attitude de Riyad à l'égard du Qatar et s'indignait de la guerre au Yémen, de la répression politique ou de la censure.

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