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Suite des audiences portant sur les briseurs de grève à l’ABI

Gens avec des pancartes devant le palais de justice
Des travailleurs de l'ABI ont pris l'habitude de venir manifester lors des journées d'audience portant sur la possibilité qu'il y ait des briseurs de grève dans l'usine de Bécancour. Photo: Radio-Canada / Amélie Desmarais
Radio-Canada

Les témoignages de travailleurs se sont poursuivis mercredi lors de l'audience du Tribunal administratif du travail (TAT) portant sur le possible recours à des briseurs de grève par l'Aluminerie de Bécancour inc. (ABI). Le processus s'annonce plus long que prévu.

Depuis l'été, trois jours d’audience ont eu lieu (deux en juin et une en octobre) et, jusqu’à maintenant, seulement 7 des 18 témoins ont été entendus.

De trois à quatre jours d'audiences supplémentaires seront donc nécessaires pour entendre tous les témoins.

Mercredi, l’avocat du syndicat des Métallos a demandé aux travailleurs de décrire leurs journées de travail avant et après le déclenchement du lock-out. Ils ont notamment parlé de leurs tâches et de leurs horaires de travail.

Pendant ce temps, des syndiqués ont manifesté à l'extérieur du palais de justice de Trois-Rivières, où se déroulait l'audience.

Les prochains témoins seront entendus le 31 octobre. Les audiences devraient se terminer le 13 décembre.

Manifestants devant le palais de justice de Trois-Rivières avec véhicule de policeLe Tribunal administratif du travail (TAT) a tenu mercredi sa troisième journée d'audience portant sur la plaine du syndicat des travailleurs de l'ABI. Photo : Radio-Canada

Depuis le début du conflit en janvier dernier, l'aluminerie de Bécancour est opérée par un groupe de cadres.

Le syndicat estime que la direction a procédé à l'embauche de plusieurs personnes juste avant l'éclatement du conflit pour qu'elles effectuent des tâches normalement dévolues à des syndiqués.

Le tribunal devra décider si ces travailleurs sont bel et bien des cadres ayant le droit de travailler ou s’ils ont été embauchés comme briseurs de grève.

Deux inspections ont été menées à l'intérieur de l'usine, depuis le 11 janvier, pour vérifier s'il y avait des briseurs de grève.

Le Tribunal administratif du travail a déjà reconnu que la direction avait eu recours à un briseur de grève.

Avec les information de Marie-Pier Bouchard

Mauricie et Centre du Québec

Relations de travail