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La Fédération des communautés francophones et acadienne tend la main à François Legault

François Legault s’adresse aux médias au lendemain de la victoire de son parti aux élections québécoises.

Le premier ministre désigné du Québec, François Legault

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le président de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) du Canada, Jean Johnson, a indiqué mercredi avoir hâte de travailler avec le prochain premier ministre du Québec, François Legault, et un éventuel ministre responsable de la francophonie canadienne.

Le président de la FCFA, Jean Johnson, a rappelé que les communautés francophones hors Québec entretiennent depuis quatre décennies des liens continus avec le gouvernement du Québec pour la protection, la promotion et le rayonnement du français en terre d’Amérique.

« Le Québec est le coeur de la francophonie canadienne, et nous, nous sommes des alliés, des champions de la langue française partout au Canada. La relation avec le gouvernement du Québec est importante. »

— Une citation de  Jean Johnson, président de la FCFA

Le président de la FCFA aimerait convaincre, dans un avenir rapproché, François Legault et son futur ministre de l’éducation d’inscrire dans les livres d’histoire l’apport des communautés canadiennes-françaises et francophones hors Québec.

Ça fait 250 ans en Alberta que des Canadiens français sont venus développer l’Ouest canadien. Je crois que la meilleure façon de se faire connaître du peuple québécois, c’est d’être inclus dans les manuels scolaires, a fait valoir M. Johnson.

Des relations à établir

En entrevue à l'émission Sur le vif sur les ondes de Radio-Canada, le chercheur postdoctoral à la Chaire de recherche sur la francophonie et les politiques publiques à l'Université d'Ottawa, Martin Normand, a émis des réserves sur les engagements du nouveau gouvernement québécois.

On se retrouve devant un nouveau gouvernement, avec une cinquantaine de nouveaux venus qui n'avaient pas établi ces relations-là avec la francophonie canadienne. Donc, il y a tout un travail à renouveler pour les organismes qui veulent se faire entendre auprès du cabinet de François Legault, a soutenu M. Normand.

Le chercheur s'inquiète du fait que les relations avec la francophonie canadienne étaient absentes de la plateforme de la Coalition avenir Québec (CAQ). Mais il précise que le gouvernement a des institutions déjà en place pour favoriser ces liens, comme le secrétariat québécois aux relations canadiennes. Celui-ci appuie notamment des projets de coopération et de recherche en francophonie.

Ça semble être un tabou au sein du caucus de la CAQ de parler d’enjeux constitutionnels. Les gouvernements précédents joignaient souvent les dossiers de la francophonie canadienne et de constitution dans un même portefeuille [...] à force de ne pas vouloir parler de constitution, c’est comme si du même coup la francophonie canadienne était invisible dans le travail de François Legault, a-t-il dit.

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