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Trans Mountain : réactions mitigées dans l’ouest après la décision d’Ottawa

Un pipeline.

De nouvelles consultations auront lieu avec les peuples autochtones concernant l’expansion du pipeline Trans Mountain.

Photo : Associated Press / Dale G. Young

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après la décision d'Ottawa, mercredi, de ne pas faire appel de la décision de la Cour d'appel fédérale qui a interrompu les travaux d'expansion du pipeline Trans Mountain, les réactions sont mitigées dans l'ouest du Canada.

Le gouvernement albertain n’approuve pas cette décision fédérale, a déclaré Rachel Notley, mercredi. « Nous comprenons [cependant] qu’une procédure d’appel prendrait plus de temps et que la solution choisie [de rouvrir le processus de consultations avec les Premières Nations] sera probablement plus efficace et plus rapide », a dit la première ministre.

« Le devoir [du gouvernement fédéral] est de garder des options ouvertes, a-t-elle ajouté. On ne ferme pas la boîte à outils tant que le travail n’est pas terminé. »

Tim Mcmillan, président et directeur général de l’Association canadienne des producteurs pétroliers (ACPP), pense aussi que le gouvernement fédéral aurait pu choisir de faire les deux en même temps. Le leader de l’opposition albertaine, Jason Kenney, est également de cette opinion.

Plutôt que de porter cette décision en appel, Ottawa a en effet décidé de répondre aux objections soulevées par la Cour, en reprenant ses consultations avec les 117 peuples autochtones touchés par le projet.

Délai indéterminé

La reprise des consultations est une bonne chose, a concédé Rachel Notley : « cela doit être fait. »

Questionnée sur le refus d’Ottawa d’imposer un échéancier à ce processus de consultation, la première ministre a reconnu : « On ne peut pas être contraint par un calendrier si l’on veut mener des consultations qui ont du sens. »

Mais, pour Bob Chamberlain, vice-président de l’Union des chefs autochtones de la Colombie-Britannique, cette décision ne va rien changer. « Le fait que le gouvernement fédéral est désormais le propriétaire du pipeline et que Justin Trudeau a déclaré plusieurs fois que ce pipeline serait construit ne m'inspire pas vraiment confiance », a-t-il dit.

Tim Mcmillan aurait pour sa part aimé voir un calendrier établi et pense que cette incertitude quant aux dates nuit au projet.

L’influence de l’Alberta en question

Le gouvernement albertain souhaite travailler avec l’Office national de l’énergie et espère que la date limite du mois de février 2019 sera respectée. « Nous devons laisser faire le processus » a expliqué Rachel Notley. Si, toutefois la date limite est encore repoussée, la première ministre promet de « faire tout ce [qu'elle peut] pour forcer le fédéral ».

Elle n’a pas non plus manqué de souligner « l'hypocrisie flagrante » de la Colombie-Britannique, qui vient d’approuver un projet d’exploitation de gaz naturel liquéfié.

Le leader de l’opposition albertaine, Jason Kenney, est lui aussi en désaccord avec la décision fédérale et pense que l’Alberta devrait se retirer de la taxe carbone.

Il demande également qu'on clarifie la définition juridique du devoir fédéral de consulter les Premières Nations. « La Cour change sans cesse la définition », a-t-il fait remarquer.

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