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Les femmes pauvres suivies par une sage-femme risquent moins d'avoir des complications

Un nouveau-né dans les bras de sa mère.

L’étude avance que les femmes à faible revenu ayant eu recours à une sage-femme durant la grossesse couraient 29 % moins de risques de donner naissance à un enfant de petite taille, comparé à celles ayant été suivies par un médecin.

Photo : iStock / Enzo Nguyen

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les femmes à faible revenu suivies par une sage-femme durant leur grossesse risquent moins d'avoir des complications que celles suivies par un médecin, selon une étude publiée dans le British Medical Journal Open, mercredi.

Un texte de Fanny Bédard

La recherche, dont l’auteure principale est à la School of population and public health, de l'Université de la Colombie-Britannique (UBC), avance que les femmes qui ont recours aux services d’une sage-femme durant leur grossesse courent moins de risques d’accoucher avant terme, d’avoir un bébé de petit poids ou d’avoir un nouveau-né de petite taille pour l’âge gestationnel, affirme un communiqué mercredi.

« Nos résultats montrent que les femmes qui sont plus vulnérables bénéficient des soins d’une sage-femme, probablement parce qu’elles passent plus de temps avec elles, pour les conseiller, les informer sur les façons de mieux s’occuper d’elles-mêmes », soutient Daphne McRae, chercheuse post-doctorale à l'UBC School of population and public health.

La Colombie-Britannique comme terrain d'étude

Au moment d’effectuer cette recherche, Mme McRae faisait son doctorat à l’Université de la Saskatchewan, mais elle précise que plusieurs raisons l'ont motivée à choisir la Colombie-Britannique comme lieu d’étude. Elle explique que beaucoup de femmes dans la province ont recours à une sage-femme, que des services de sages-femmes diplômées y sont offerts depuis 1998 et qu'il y a de nombreuses données en Colombie-Britannique. Toutefois, elle est d’avis que ses conclusions sont généralisables à d’autres lieux où les services de sages-femmes sont financés par le système de santé publique.

Méthodologie :

Les chercheurs ont utilisé des bases de données ayant suivi 57 872 femmes en Colombie-Britannique enceintes d’un seul enfant, qui présentaient des grossesses ayant un risque faible à modéré et qui avaient été bénéficiaires d'assurance médicale supplémentaire de la province, entre 2005 et 2012. Pour recevoir cette aide financière, les femmes doivent avoir un revenu de 20 000 $ à 30 000 $.

Conclusions de la recherche

L’étude avance que les femmes à faible revenu ayant eu recours à une sage-femme durant la grossesse avaient 29 % moins de risques de donner naissance à un nouveau-né de petite taille pour l’âge gestationnel, comparativement à celles ayant été suivies par un médecin. La différence était de 41 % lorsqu'on comparait les services d'une sage-femme et ceux d'un gynécologue-obstétricien.

Mme McRae soutient que sa recherche est une preuve supplémentaire appuyant les services des sages-femmes et la création de politiques qui assurent que leurs services sont accessibles, plus précisément pour les femmes à faible revenu.

« Les listes d’attente pour les sages-femmes peuvent être longues, alors les femmes plus instruites et plus soucieuses de leur santé font appel à leurs services plus tôt durant la grossesse, indique Mme McRae. Mais les femmes plus vulnérables sont peut-être moins au fait que ces services existent pour elles. »

Selon elle, il est donc important d’étendre les services des sages-femmes pour qu'un plus grand nombre de femmes puissent y avoir accès.

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