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  • Archives
  • La tradition des vendanges s’enracine au Québec

    L'animatrice Pascale Nadeau présente un reportage sur les vendanges au Québec.
    Les vendanges deviennent une activité que s'approprient les Québécois. Photo: Radio-Canada
    Radio-Canada

    L'automne pour les viticulteurs est la saison des vendanges. La récolte des raisins pour le transformer en un divin nectar est devenue, comme le prouvent nos archives, une activité de plus en plus appréciée par les Québécois.

    Ici, c’est une tradition. On reçoit les gens pour vendanger. On leur fournit les sécateurs, les chaudières. Ça arrive ici vers neuf heures, neuf heures trente.

    Donald Bouchard, propriétaire du vignoble Isle de Bacchus

    Redécouverte du vin chez les héritiers de la Nouvelle-France

    Le ciel est gris le 4 septembre 2011 à Saint-Pierre-de-l’Île-d’Orléans. Donald Bouchard, viticulteur et propriétaire d’une vigne, accueille néanmoins ses travailleurs du jour.

    Ce vignoble, comme le souligne la journaliste Marie-Maude Pontbriand dans le reportage qu’elle présente ce jour-là au Téléjournal qu’anime Pascale Nadeau, renoue avec une tradition qui s’était diluée en Nouvelle-France.

    En 1535, Jacques Cartier effectue son deuxième voyage au Canada. Il explore alors l’île située tout près de là où le fleuve, qu’il a dédié à saint Laurent, rétrécit.

    Sur l’île, il retrouve de la vigne sauvage en abondance. L’explorateur baptise donc cette dernière « île de Bacchus » en honneur du dieu romain du vin.

    Si on sait que les missionnaires jésuites et récollets pressent leur propre raisin, le vin fabriqué est alors principalement destiné à célébrer la messe.

    La vigne canadienne donne un vin âcre. La plupart des vins s'importent donc d’Europe. Si l’élite en Nouvelle-France boit du vin, le peuple se rabat sur le cidre et la bière, beaucoup moins chers.

    À l’automne 1987, quelques viticulteurs tentent l'aventure de développer des vins dans le terreau québécois.

    On importe des cépages et du savoir-faire d’Europe. Le principal obstacle pour le raisin au Québec, c’est l’hiver rigoureux qui tue la vigne.

    Les Québécois et les vendanges

    Ça me met en forme, je suis capable de me toucher les orteils!

    Un jeune Québécois dans un vignoble champenois

    Pendant ce temps la jeunesse québécoise se retrouve à vendanger en Europe. Plusieurs paient une partie d’une année sabbatique en travaillant dans les vignobles.

    Le journaliste Normand Lester rencontre plusieurs de ces jeunes voyageurs qui récoltent les divines grappes dans un village de Champagne. Il raconte leur expérience dans un reportage présenté au Téléjournal le 8 octobre 1983 et qu'anime Jean Ducharme.

    Les vendanges comme activité de famille

    En 2012, l’industrie viticole s’implante dans le paysage et dans le cœur des Québécois. Les vignobles se sont multipliés un peu partout au Québec.

    .À l’automne, comme le montre le reportage de la journaliste Mylène Grenier présenté par l’animatrice Pascale Nadeau au Téléjournal du 13 octobre 2012, cueillir le raisin est devenu une activité familiale prisée.

    Entre 2013 et 2017, la quantité de vin produit au Québec a presque doublé, passant de 1,4 à 2,7 millions de bouteilles.

    Selon Statistique Canada, les Québécois sont les champions de la consommation de vin au Canada. 32 bouteilles sont descendues dans le gosier de chaque Québécois en 2017.

    Quant aux viticulteurs québécois, leurs produits sont en forte demande. Ils savent d’ores et déjà que ce qu’ils récoltent n’arrivera jamais à étancher complètement la soif des Québécois.

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