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Des commerçants optimistes vis-à-vis de l'ouverture de points de vente de cannabis

Louis Provencher pose devant sa vitrine.

Le directeur de la boutique de vêtements Ernest, Louis Provencher. Sa boutique située sur la rue Sainte-Catherine Est est voisine d'un point de vente de cannabis qui ouvrira ses portes à la fin octobre.

Photo : Radio-Canada / René Saint-Louis

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les commerçants voisins des futurs points de vente de cannabis ne s'inquiètent pas de l'ouverture, dans deux semaines, des premières succursales de la SQDC, la Société québécoise du cannabis. Au contraire, ils entrevoient une hausse de l'achalandage qui pourraient leur être bénéfique.

Un reportage de René Saint-Louis, journaliste à l'émission Le 15-18

C'est le cas de Louis Bélanger, le directeur de la boutique de vêtements pour homme Ernest située rue Sainte-Catherine Est. Il avait entendu aux nouvelles que la nouvelle SQDC se cherchait un local pour ouvrir un point de vente de cannabis à proximité de la station de métro Berri-UQAM.

Quand la vitrine de la boutique adjacente à la sienne a été recouverte de papier brun, il a vite compris ce que vendrait son voisin. À la fin septembre, l'installation d'une affiche de la SQDC sur laquelle on peut lire « Ouverture bientôt! » est venue confirmer le tout.

Sa réaction a été plutôt positive. « Ça va attirer beaucoup de gens. Autant des gens qui demeurent ici que des touristes qui vont venir voir de quoi ça a l'air, comme c'est un nouveau produit, c'est quelque chose de neuf », soutient Louis Provencher. Il donne l'exemple d'Amsterdam, en Europe, où la possibilité de fumer légalement du cannabis attire les touristes depuis déjà de nombreuses années.

« Beaucoup de gens vont faire du tourisme un peu dans cet objectif-là. Je pense que ça va beaucoup amener des gens de l'extérieur à venir circuler dans le quartier et sûrement aussi dépenser un peu de leur argent dans les boutiques qui sont connexes. »

— Une citation de  Louis Provencher, directeur de la boutique Ernest

Toujours rue Sainte-Catherine, mais plus à l'ouest, entre les rues Metcalfe et Mansfield, une autre boutique de la SQDC ouvrira bientôt ses portes. Là aussi, les boutiques voisines voient d'un bon oeil la venue d'un point de vente de cannabis.

« On espère que ça va amener plus de gens. Peut-être qu'ils vont être plus relaxes aussi, donc ils vont acheter plus », dit en riant le gérant de Moores, vêtements pour homme, Milad Hanna. Avec les travaux de réfection de la rue Sainte-Catherine qui approchent, il croit que c'est une bonne nouvelle pour l'ensemble des commerçants du secteur. Sainte-Catherine, dit-il, a besoin d'amour!

Plus au nord, sur la Plaza St-Hubert, une autre boutique ouvrira le 17 octobre prochain entre les rues Saint-Zotique et Bélanger. Ce point de vente de cannabis a la particularité d'être situé entre deux boutiques de vente d'accessoires de mariage...

La propriétaire de la boutique Cadeaux Nic-Nac, Ani Akkelian, ne croit pas que l'ouverture de la succursale de la SQDC fasse augmenter son chiffre d'affaires. « Je vends des accessoires de mariage et des bijoux, alors ce n'est pas dans les mêmes intérêts », dit-elle en riant. Mais pour la Plaza, elle croit que c'est une bonne nouvelle, d'autant plus que d'importants travaux de réfection ont lieu en ce moment et que la rue Saint-Hubert est littéralement éventrée.

« C'est bien pour la Plaza parce qu'il va y avoir plus de monde qui va venir, même avec les travaux qui vont durer un an. Ce n'est pas évident pour tous les commerçants, alors j'espère qu'on aura plus de monde sur la Plaza. »

— Une citation de  Ani Akkelian, de la boutique Cadeaux Nic-Nac
Une image représentant une future succursale de la Société québécoise du cannabis.
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Une image représentant une succursale de la Société québécoise du cannabis.

Photo : Société québécoise du cannabis

Et la sécurité?

Certains commerçants ont eu des inquiétudes en ce qui concerne la sécurité des lieux. Ils ont cependant été rassurés lors de rencontres informelles avec du personnel de la SQDC.

« On m'a dit qu'il y aurait plus de sécurité. C'est ce qu'on m'a dit à côté », raconte Milad Hanna de la boutique Moores, vêtements pour homme.

Du côté de la Plaza St-Hubert, Ani Akkelian dit que des caméras de surveillance viennent tout juste d'être installées. « On début j'étais inquiète, mais je pense que ça va bien aller », affirme la propriétaire de la boutique Cadeaux Nic-Nac.

La situation est cependant différente rue Sainte-Catherine Est, où des vendeurs de pot et d'autres drogues arpentent déjà le secteur entre les stations de métro Berri-UQAM et Beaudry. Des transactions s'y déroulent au grand jour. Trafiquants et toxicomanes s'y côtoient depuis des années dans une détresse bien visible.

Louis Provencher, de la boutique Ernest, connaît bien la réalité du quartier. Il croit qu'avec l'arrivée d'une boutique de la SQDC dans le quartier, la sécurité sera assurée non seulement à l'intérieur du point de vente de marijuana, mais aussi à l'extérieur. « Je pense qu'il y aura une meilleure présence policière aussi pour pouvoir gérer un peu le genre d'individus qui pourraient être susceptibles de circuler autour d'ici pour garder le tout un peu plus sécuritaire. Donc pour moi ça a aussi un effet positif à ce niveau-là. »

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