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En Thaïlande, la baie rendue célèbre par le film La plage reste fermée

De nombreux touristes sur la plage Maya, en Thaïlande

La plage de la baie Maya, en Thaïlande.

Photo : Getty Images / AFP/Lillian Suwanrumpha

Agence France-Presse
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La fermeture de la baie thaïlandaise rendue célèbre par le film La plage, avec Leonardo DiCaprio, a été prolongée pour une durée indéterminée alors que les dégâts causés par le tourisme de masse se sont révélés pires que prévu, a annoncé mercredi un responsable local.

Les autorités avaient opté pour une fermeture temporaire de juin à octobre. Toutefois, une étude réalisée pendant cette période a montré qu'il était impossible de remédier au problème en seulement quatre mois, a déclaré à l'Agence France-Presse Songtam Suksawang, directeur du bureau des parcs nationaux.

La fermeture a donc été prolongée le 1er octobre pour une durée indéterminée, jusqu'à ce que l'écosystème de la zone touchée « retrouve une situation normale », a-t-il ajouté.

Tourisme de masse

Située sur l'île de Koh Phi Phi Ley, près de Phuket, la baie Maya, plage paradisiaque aux eaux jadis cristallines, accueillait quelque 5000 visiteurs par jour, parmi lesquels un nombre croissant de Chinois. La plupart ne restaient que quelques dizaines de minutes, avant de rembarquer à bord de hors-bord affrétés par les multiples voyagistes de la région.

Cette notoriété a conduit à une catastrophe écologique : la plage a subi une érosion sévère, et une grande partie des récifs coralliens ont été endommagés en raison de la pollution des moteurs.

La Thaïlande, qui accueille chaque année plus de 35 millions de vacanciers, est confrontée à une dégradation avancée de ses fonds marins.

Outre le réchauffement climatique, le comportement des touristes est montré du doigt, ces derniers n'hésitant pas par exemple à marcher sur les coraux.

Des écosystèmes en danger

La surabondance d'organisateurs de voyages et l'absence de régulation sur ces îles censées être protégées par leur statut de parcs nationaux sont aussi en cause. Les autorités ferment régulièrement l'accès à certaines îles.

Ailleurs en Asie du Sud-Est se retrouvent ce même phénomène de surpopulation touristique et son effet sur le fragile écosystème des îles.

En avril, les Philippines ont fermé jusqu'à la fin d'octobre Boracay, l'île la plus courue de l'archipel, également victime du tourisme de masse.

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