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MASCOT atterrit sur l'astéroïde Ryugu

Photographie prise depuis la sonde Hayabusa2, le 3 octobre, au moment du largage du robot MASCOT sur l’astéroïde Ryugu.

Photographie prise depuis la sonde Hayabusa2, le 3 octobre, au moment du largage du robot MASCOT sur l’astéroïde Ryugu.

Photo : JAXA

Radio-Canada

Le petit robot spatial franco-allemand MASCOT se trouve maintenant à la surface de l'astéroïde Ryugu. Il a commencé à extraire des échantillons qui permettront de déterminer la composition de cet astre dans l'objectif de comprendre la formation du système solaire.

L'atterrissage mercredi sur l'astéroïde Ryugu « s'est très bien passé. C'est un très grand succès », a déclaré à l'AFP Jean-Yves Le Gall, le président du CNES, l'agence spatiale française.

« MASCOT va bien. Ses instruments sont en état de fonctionnement. Il communique bien avec la sonde », a précisé Aurélie Moussi, cheffe du projet MASCOT au CNES.

L'astéroïde Ryugu.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'astéroïde Ryugu

Photo : JAXA

Le robot MASCOT (Mobile Asteroid surface SCOuT) a été largué à la surface de l’astéroïde en forme de diamant de 900 mètres de long par la sonde japonaise Hayabusa2.

Cette sonde avait quitté la Terre le 3 décembre 2014 pour arriver à proximité de l’astéroïde Ryugu le 27 juin dernier. Outre MASCOT, la sonde japonaise transportait également deux autres plus petits robots japonais, Minerva 1A et Minerva 1B, qui sont à la surface de l'astéroïde depuis le 21 septembre et fonctionnent bien.

Course contre la montre

À plus de 300 millions de kilomètres de la Terre, le robot, dépourvu de panneaux solaires, doit travailler rapidement, car il ne peut compter que sur ses batteries pour fonctionner. Elles sont prévues pour durer au maximum 16 heures.

Cette sonde d'une masse de 10 kg a environ la taille d'une boîte à chaussures.

Représentation artistique du robot MASCOT à la surface de Ryugu. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Représentation artistique du robot MASCOT à la surface de Ryugu.

Photo : Agence spatiale allemande

Hayabusa2 s'est rapprochée jusqu'à 51 mètres seulement de l'astéroïde, puis a éjecté le robot.

Après une chute d'une dizaine de minutes, MASCOT s'est posé sur le sol très accidenté de l'astéroïde.

« Il a rebondi à la surface pendant environ dix minutes et s'est rapidement stabilisé », a indiqué Aurélie Moussi.

En revanche, « il n'était pas sur la bonne face. Ses instruments regardaient vers le ciel », alors qu'il faut qu'ils soient tournés vers le sol pour fonctionner, a précisé Aurélie Moussi lors d'un point suivant.

Représentation artistique de la sonde Hayabusa 2 et de l'astéroïde Ryugu.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Représentation artistique de la sonde Hayabusa 2 et de l'astéroïde Ryugu

Photo : JAXA

« En urgence, nous avons pris le risque de déplacer MASCOT pour le forcer à bouger, afin qu'il se remette sur la bonne face », raconte-t-elle.

« Waouh! Ryugu est si sombre que j'ai eu du mal à m'orienter », a expliqué MASCOT sur son compte Twitter.

Tout est rentré dans l'ordre : « MASCOT est désormais dans la bonne position », il fait tourner ses quatre instruments. « Tout est pour le mieux », souligne la cheffe de projet.

MASCOT va servir d'« éclaireur », et doit transmettre pendant sa courte vie des données à Hayabusa2 pour l'aider dans sa principale tâche prévue plus tard : jeter violemment sur Ryugu un projectile pour provoquer un choc en surface et collecter les poussières de ce corps céleste rocheux, qui contient du carbone et de l'eau.

Ces échantillons seront ensuite rapportés sur Terre fin 2020.

« Il est extrêmement important de recueillir des données directement de la surface de l'astéroïde, donc nous avons de grandes attentes », a souligné devant la presse un des responsables du projet au sein de l'agence spatiale japonaise, la JAXA, Makoto Yoshikawa.

Le but ultime est de contribuer à enrichir les connaissances de notre environnement spatial « pour mieux comprendre l'apparition de la vie sur Terre », selon la JAXA.

MASCOT est doté d'un microscope infrarouge hyperspectral développé par l'Institut français d'astrophysique spatiale, qui doit permettre d'analyser la composition minéralogique du sol.

La mission, dotée d'un budget de 340 millions de dollars, s'est déroulée sans anicroche pour l'instant.

Avec les informations de Agence France-Presse

Astronomie

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