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Marine Le Pen

Marine Le Pen, présidente du parti d’extrême droite en France le Rassemblement national, anciennement Front national

Photo : Reuters / Christian Hartmann

Radio-Canada

Le gouvernement nouvellement élu de la Coalition avenir Québec (CAQ) a reçu des louanges embarrassants de Marine Le Pen. Celle qui est présidente du parti français d'extrême droite du Rassemblement national a appuyé la position caquiste « pour moins d'immigration ».

« Contrairement à ce que serinaient les libéraux immigrationnistes béats, les Québécois ont voté pour moins d'immigration », a-t-elle déclarée mardi sur Twitter. Cette manchette avait été rapportée dans un quotidien parisien.

La CAQ a rapidement réagi à cette déclaration. « Le gouvernement élu de la CAQ rejette du revers de la main toute association avec Mme Le Pen, sa formation politique et sa vision de l'immigration », a indiqué un porte-parole.

Le chef caquiste François Legault a par la suite réagi sur Twitter en rejetant « toute association avec Mme Le Pen ».

« Les Québécois sont accueillants et généreux. Nous allons accueillir des milliers d’immigrants chaque année, mais nous allons le faire d’une façon qui favorise l'intégration. On va en prendre moins, mais on va en prendre soin », a-t-il affirmé mercredi, reprenant ainsi des propos tenus lors de la campagne électorale.

Devant les médias au lendemain de son élection, le premier ministre désigné a assuré vouloir être rassembleur et bien accueillir les immigrants.

L'image du Québec va dépendre des actions qu'on va poser. Et moi, je veux poser des gestes dans les prochains mois pour montrer un Québec qui est inclusif.

François Legault, premier ministre désigné

Questionné à savoir s'il craignait pour l'image internationale du Québec en raison de la baisse projetée du seuil d'immigration, François Legault s’en est défendu et a expliqué que « toutes proportions gardées, le Québec continuera de recevoir plus d'immigrants que les États-Unis et la France ».

Ce n'est pas la première fois que Mme Le Pen embarrasse la classe politique québécoise.

En 2016, celle qui présidait alors le Front national s’était rendue au Québec, mais les principaux partis politiques avaient boudé sa présence.

Elle n’a eu droit qu’à une rencontre avec des jeunes qui se décrivaient alors comme des militants du Parti québécois, mais dont s'était dissocié le chef péquiste de l'époque, Pierre Karl Péladeau.

Avec les informations de La Presse canadienne

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