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L'aide médicale à mourir et la religion peuvent-elles cohabiter?

Un homme âgé étendu sur un lit d'hôpital tient la main d'une femme.

Des paroissiens s'informent sur l'aide médicale à mourir au Nouveau-Brunswick.

Photo : iStock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Comment concilier la religion catholique avec la question de l'aide médicale à mourir? La question est délicate pour plusieurs croyants qui songent à y avoir recours malgré l'opposition de l'Église. À Edmundston, au Nouveau-Brunswick, un évêque adopte une attitude conciliante face à ce dilemme.

Les paroissiens d'Edmundston au Nouveau-Brunswick ont eu la visite de monseigneur Bertrand Blanchet mardi. L’évêque à la retraite a livré une conférence sur l'aide médicale à mourir afin de mieux outiller les croyants dans leurs réflexions.

Pour ceux qui se considèrent comme des catholiques croyants, la question de l'aide médicale à mourir peut poser d'importants dilemmes. La position de l'Église catholique concernant l'aide médicale à mourir est pourtant claire, une religion qui célèbre la vie se voit mal promouvoir la possibilité d'y mettre fin.

Une ouverture en Atlantique

Malgré tout, l'Assemblée des évêques de l'Atlantique a adopté une attitude un peu plus conciliante face à ce dilemme.

Spontanément, on se dit que l’Église ne supporte pas l’aide médicale à mourir, mais au contraire. On respecte et on accompagne les gens qui entreprennent ce processus, explique l’évêque d’Edmundston, monseigneur Claude Champagne.

Les croyants qui étaient sur place pour la conférence abondaient pour la plupart dans le même sens.

Les paroissiens d'Edmundston ont écouté attentivement la conférence de monseigneur Bertrand Blanchet.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les paroissiens d'Edmundston ont écouté attentivement la conférence de monseigneur Bertrand Blanchet.

Photo : Radio-Canada

Au final, je vais devoir en tirer mes propres conclusions, puis me faire mon opinion en espérant que ce sera en accord mes croyances, indique Jean-Paul Soucy, un paroissien.

Pour la soeur Edna Thomas, la discussion sur ce sujet était inévitable : En tant que chrétiens, on a besoin d’être renseignés sur ces alternatives.

Soeur Edna Thomas, une paroissienne d'Edmundston au Nouveau-Brunswick.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Soeur Edna Thomas, une paroissienne d'Edmundston au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Même son de cloche pour Ghislaine Clavet, qui croit que c'est vraiment important que les personnes soient bien accompagnées, qu'on les écoute et qu'on respecte leur décision.

Bien que le conférencier souhaite venir en aide aux croyants, il s’inquiète de la légalisation de l’aide médicale à mourir : Le risque évidemment, c'est que, malgré qu'il y a des balises à la loi québécoise, à la loi canadienne, [...] les balises soient élargies de plus en plus.

Monseigneur Bertrand Blanchet.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Monseigneur Bertrand Blanchet.

Photo : Radio-Canada

La plupart des acteurs de l'Église catholique de l'est du pays se positionnent contre l'aide médicale à mourir en principe, même s'ils respectent les paroissiens dans leur décision.

Ils préfèrent ainsi promouvoir ce qu'ils appellent l'aide pastorale à vivre.

D’après un reportage de Kassandra Nadeau

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