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Élection de la CAQ : « Business as usual », dit le maire de Québec

Régis Labeaume est assis à une table avec un micro.
Régis Labeaume félicite les nouveaux élus dans la région de Québec. Photo: Radio-Canada

Le maire de Québec a joué la carte de l'indifférence au lendemain de la victoire « sans conteste » de la Coalition avenir Québec (CAQ), comme il l'a qualifiée. « Ni déçu ni content » de ce changement de gouvernement, il minimise pour l'heur, l'impact de ce vote sur ses projets dans la capitale nationale.

Une analyse de Louise Boisvert

Régis Labeaume n'a pas démontré un grand enthousiasme mardi en commentant les résultats de l'élection. « On va travailler avec ceux qui sont en place », a-t-il dit, soulignant au passage qu'en 10 ans de pouvoir, il avait connu 7 élections au niveau provincial et fédéral.

« Je me sens un peu comme un vétéran ».

Il n'a pas non plus eu de bons mots pour son ancien bras droit, Jonatan Julien, qui devient député de Charlesbourg après avoir siégé comme indépendant à la Ville de Québec. « Je le félicite comme les autres. »

Bon joueur, le maire promet toute sa collaboration même s'il ne partage pas les priorités du nouveau premier ministre désigné. Le troisième lien à l'est et la pénurie de main-d'oeuvre sont deux exemples. La campagne n'a pas réussi à effacer leurs divergences, au contraire.

Le maire isolé?

La campagne électorale de la Coalition avenir Québec a été très révélatrice. Le parti de François Legault a gagné la région de Québec, à raison de 15 circonscriptions sur 18, sans l'appui du maire de Québec.

Le chef de la CAQ a visité la capitale nationale une bonne dizaine de fois durant la course électorale, mais il n'a pas cru bon de faire un détour par l'hôtel de ville de Québec pour y rencontrer Régis Labeaume.

Si cela est annonciateur de la suite des choses, on comprend qu'il n'y aura pas de passe-droit pour Québec avec un gouvernement caquiste.

François Legault s’adresse aux médias au lendemain de la victoire de son parti aux élections québécoises.Le premier ministre désigné du Québec, François Legault Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

« On verra »

Régis Labeaume refuse pour l'instant d'y voir là un changement dans le rapport de force entre la Ville et le nouveau gouvernement. « On verra » a-t-il simplement répondu. Évasif, il n'a pas voulu non plus dire si la CAQ pouvait gouverner sans lui dire si des projets sont en péril à partir de maintenant.

Ce ton passif sera de courte durée. Régis Labeaume annonce déjà son intention de relancer le gouvernement, à peine élu, dans le dossier de la main-d'oeuvre. Il veut forcer le jeu et profiter de cette période de transition pour dévoiler un plan « très précis ».

Il [François Legault] ne peut pas éviter ce qui est le plus gros problème, le plus grand danger économique du Québec.

Régis Labeaume, maire de Québec

Régis Labeaume veut garder l'élan que la campagne a donné à cet enjeu. Il aura réussi au cours des 39 derniers jours à mobiliser les acteurs économiques de la région avec lui.

À propos de la main-d'oeuvre, la Coalition avenir Québec s'engage à lancer un projet pilote pour favoriser l'arrivée de main-d'oeuvre dans la région de Québec et de Chaudière-Appalaches, à élargir la liste des emplois admissibles au recrutement étranger et à atteindre la cible des 10 % des immigrants à Québec.

Patience

En matière de transport, le maire de Québec risque de se montrer plus conciliant.

La CAQ appuie son projet de transport structurant « dans le respect des coûts initiaux » comme il est indiqué dans le programme du parti. Les sommes sont réservées. Le projet va de l'avant.

Pour ce qui est du troisième lien, la priorité de la CAQ, il est encore trop tôt pour déchirer sa chemise. Rien ne démontre pour l'instant que les automobilistes de Québec seront les grands perdants d'un lien à l'est.

Le maire Labeaume reviendra à la charge le temps venu.

Québec

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