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Québec solidaire sera la véritable opposition, disent ses co-porte-parole

Le reportage de Sylvain Desjardins
Radio-Canada

Les deux co-porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois, se sont présentés mardi comme faisant partie d'un « nouveau mouvement politique » qui sera la « véritable opposition officielle » à l'Assemblée nationale, notamment sur la question des changements climatiques.

Un texte de Julie Marceau

« Je tiens à dire aux gens que Québec solidaire est clairement la véritable opposition officielle de la prochaine législature », a déclaré Manon Massé lors d’un point de presse au local du parti, dans sa circonscription de Sainte-Marie–Saint-Jacques.

« Le mandat qu’on a reçu, on le prend au sérieux sur cette question [des changements climatiques] », a ajouté Gabriel Nadeau-Dubois.

Deux sujets seront ardemment dénoncés par le parti, assurent ses co-porte-parole : le thème de l’exploitation des hydrocarbures au Québec ainsi que la création d’un troisième lien que propose François Legault, mais auquel s’oppose QS.

Avec 10 sièges et moins de 20 % du vote, Québec solidaire n'a toutefois pas le statut officiel de groupe parlementaire, qui permet notamment d'obtenir des budgets de recherche précieux pour le travail d'un parti.

Pas un petit cousin du PQ

Affirmant tendre la main à tous les souverainistes sans vraiment ouvrir ni fermer la porte à des discussions avec le Parti québécois, Gabriel Nadeau-Dubois souhaite qu'on cesse d’associer son parti au PQ.

Selon le co-porte-parole de QS, la formation de gauche n’est pas « un cousin énervant du Parti québécois », mais une « force politique à part entière ».

Il faut changer la manière dont on considère et on parle de Québec solidaire. Ce n’est pas une sous-catégorie du Parti québécois.

Gabriel Nadeau-Dubois, co-porte-parole de Québec solidaire

Faire contrepoids à la CAQ

Un peu plus tôt dans la journée, le nouveau député de Rosemont, Vincent Marissal, concédait que collaborer avec la Coalition avenir Québec représentera un défi pour la formation de gauche.

« On ne nie pas qu'il va y avoir des défis parce qu'on ne peut être plus diamétralement opposés, entre la CAQ et nous », a expliqué le député de Québec solidaire sur les ondes de Radio-Canada.

« Mais ça prend justement ce que les Américains appellent le checks and balances, ça prend un contrepoids », a ajouté l’ex-chroniqueur de La Presse.

Évidemment, la CAQ va devoir rendre des comptes aussi. Ils n'ont pas eu un chèque en blanc

Vincent Marissal, député de Rosemont

Un peu plus tôt, le tout premier député de Québec solidaire, Amir Khadir, a invité les militants progressistes et environnementalistes à se joindre à la formation.

« Dorénavant, […] les acteurs, les mouvements sociaux, les groupes écologistes doivent considérer Québec solidaire comme une alternative tout à fait envisageable pour former le gouvernement qui va suivre », a-t-il indiqué.

Vers une exception de reconnaissance?

Tout comme le Parti québécois, Québec solidaire, avec 10 sièges et moins de 20 % du vote, n'a pas le statut officiel de groupe parlementaire, qui donne plusieurs avantages à un parti.

Les groupes parlementaires reconnus ont droit notamment à :

  • du temps de parole plus long aux périodes de questions;
  • de l'importance dans la répartition des questions pour la période des questions et des réponses orales;
  • une attribution de budgets aux fins de recherche et de soutien.

En 2009, l'Action démocratique du Québec (qui était passée de 48 à 7 députés aux élections de décembre 2008, avec moins de 20 % des voix) avait cependant continué d'être reconnue comme un groupe parlementaire, en vertu de conditions définies dans un document adopté à l'Assemblée nationale.

Avec la collaboration de Gabrielle Proulx

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