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Le milieu des affaires veut parler de pénurie de main-d'oeuvre

Un travailleur immigrant
Le patronat demande au nouveau gouvernement de s'attaquer sans tarder au problème de pénurie de main-d'oeuvre. Photo: iStock
La Presse canadienne

Au lendemain de l'élection d'un gouvernement caquiste majoritaire, le milieu des affaires est rassuré par la stabilité que cela apportera, mais il lui demande de s'attaquer rapidement au problème de la pénurie de main-d'oeuvre.

Au cours d'entrevues avec La Presse canadienne, mardi, tant les représentants du Conseil du patronat du Québec que de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante ont répété que cet enjeu de la pénurie de main-d'oeuvre était non seulement important, mais urgent.

« Le sujet de l'heure, ça demeure la pénurie de main-d'oeuvre. Je pense que ça, c'est un sujet qui va mériter une attention de toute urgence de la part du nouveau gouvernement », a opiné Martine Hébert, vice-présidente principale de la FCEI.

Et il y a urgence à ses yeux. « Il y a eu beaucoup de propositions pendant la campagne, que ce soit en matière d'immigration, que ce soit en matière de formation professionnelle ou autre. Toutes ces solutions-là vont prendre quand même un certain temps avant de porter leurs fruits, alors que la pénurie de main-d'oeuvre et les besoins de travailleurs dans nos entreprises au Québec, dans nos régions, c'est maintenant que ça se passe », a averti Mme Hébert.

Immigration

Dans ce contexte, le président du CPQ, Yves-Thomas Dorval, a rapporté une certaine préoccupation du milieu des affaires quant au discours du chef caquiste François Legault voulant réduire les seuils d'immigration.

« C'est sûr qu'il y a des inquiétudes. Cela dit, l'immigration n'a jamais été présentée comme la seule solution », a souligné M. Dorval.

Il cite des prévisions selon lesquelles 1,5 million de postes devront être pourvus d'ici 10 ans. Et il faudra « trouver non pas une, mais plusieurs voies pour les combler : l'immigration, certes, mais aussi la formation professionnelle, technique ou universitaire, ainsi que les catégories de travailleurs qui sont sous-représentées, comme les travailleurs plus âgés, les personnes en réinsertion sociale, les membres des Premières Nations, les personnes handicapées et autres ».

Le président du Conseil du patronat admet qu'« en même temps, c'est vrai qu'il faut travailler sur les questions d'intégration » des immigrants et de francisation.

Stabilité

De façon générale, le milieu des affaires est aussi satisfait de la stabilité qui régnera grâce à l'avènement d'un gouvernement solidement majoritaire.

« Il y a deux conditions avec lesquelles la communauté des affaires va être assez d'accord : la première, ça prenait un gouvernement majoritaire, parce que, lorsqu'il y a un gouvernement minoritaire, c'est de l'incertitude, de l'instabilité, de l'imprévisibilité. Et ce n'est pas bon pour les investissements, pour les décisions et pour la croissance économique. Et la deuxième : que le parti élu soit un parti politique pro-économie. Et ça aussi, c'est important », a relevé M. Dorval.

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