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Le hockey semi-pro : une façon de recruter de nouveaux travailleurs à Matane?

Joueurs en action et spectateurs
Selon Nelson Gagnon, le Colisée Béton Provincial n'a pas besoin de grandes modifications pour accueillir du hockey semi-professionnel. Photo: courtoisie Romain Pelletier

Une étude de marché est en cours pour analyser les retombées potentielles de la présence d'une équipe de hockey semi-professionnel à Matane. Le promoteur d'évènements, Nelson Gagnon, y voit même une façon de recruter de nouveaux travailleurs.

Un texte de Brigitte Dubé

L’engouement suscité par le récent match de hockey de calibre semi-professionnel de la Ligue de hockey nord-américaine, lors de l’événement « En septembre, la Matanie est hockey », a été suffisant pour que les représentants de cette ligue envisagent une future équipe à Matane.

La ligue, qui comprend des équipes de Jonquière, Thetford, Saint-Georges, Rivière-du-Loup, Sorel-Tracy et Berlin au New Hampshire, cherche à prendre de l’expansion.

Joueurs de hockey devant le butLa visite des 3L de Rivière-du-Loup et du Cool FM de Saint-Georges-de-Beauce a soulevé les passions. Photo : courtoisie Romain Pelletier

Nelson Gagnon est connu pour avoir démarré les Castors de Matane, une équipe semi-professionnelle, en 1999, et avoir occupé divers postes, d’annonceur à entraineur. C’est aussi lui qui est derrière l’activité « La Matanie est hockey », avec son partenaire Denis Gauthier.

Pour lui, la solution la plus viable serait d’avoir des joueurs résidents, pour éviter les frais de déplacement. On a le Centre de développement et de recherche en imagerie numérique (CDRIN), on a la nouvelle entreprise Squid Squad et d’autres qui offrent de bons emplois, fait-il valoir. On pense qu’il y a des gens qui ont joué dans le junior majeur, le junior AAA et le hockey international qui pourraient être intéressés à venir ici.

Bagarre entre joueursLe hockey semi-professionnel est décrit comme rapide et robuste. Le public de Matane semble en être friand. Photo : courtoisie Romain Pelletier

Nelson Gagnon, qui se définit comme idéateur d'événements, pense aussi que des joueurs pourraient être tentés de poursuivre leurs études au Cégep de Matane ou à l’UQAR.

Avec un bon bassin de joueurs résidents, c’est un scénario viable. L’équipe n’aurait pas ou peu de frais de déplacement à payer. C’est souvent ce qui gruge les budgets.

Nelson Gagnon, idéateur d’événements

Nelson Gagnon voit aussi des retombées économiques et en visibilité.

Il indique toutefois qu’il faudra que le milieu manifeste une forte volonté pour que le projet fonctionne. Il faut voir si les gens sont prêts à prendre un billet de saison plutôt que de rester dans le salon et regarder le Canadien, soulève-t-il. Est-ce que les gens de Sainte-Anne-des-Monts, d’Amqui et de Mont-Joli seront prêts à se déplacer?

On est une ville de hockey on sait qu’on a une capacité de 400 billets de saison.

Nelson Gagnon, idéateur d’événements

Ça dépend la volonté politique, celle des amateurs et celle des partenaires d’affaires, soutient-il. Quand on a ces trois ingrédients-là, on est en mesure de réussir un projet.

Foule qui regarde un match de hockeyLe Colisée Béton provincial de Matane était rempli à pleine capacité lors du match opposant deux équipes de la Ligue nord-Américaine, dans le cadre de l'événement En septembre, la Matanie st hockey Photo : courtoisie Romain Pelletier

Conseiller municipal, Nelson Gagnon s’engage à présenter un éventuel projet à la Ville, et à se retirer pour le vote.

Mais pour le moment, la balle (ou la rondelle ) est dans le camp du commissaire de la Ligue Jean-François Laplante qui vise huit franchises. C’est lui qui mène l’étude de marché.

Selon Nelson Gagnon, les villes qui accueillent des équipes semi-pro s’impliquent dans la majorité des endroits annuellement. Il ajoute que le budget d’une équipe est de 500 000 $ par année et que la participation des villes oscille autour de 50 000 $.

Nelson Gagnon indique que l’équipe pourrait aussi prendre la forme d’un organisme à but non lucratif.

Gaspésie et Îles-de-la-Madeleine

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