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Un projet d'exploitation de gaz naturel liquéfié de 40 G$ obtient le feu vert en C.-B.

Une représentation du projet de construction d'une usine de gaz naturel liquéfié dans le nord de la Colombie-Britannique.
Royal Dutch Shell, Mitsubishi, le géant malaisien Petronas, PetroChina et Korean Gas ont finalement donné leur aval à cet important projet d'exploitation de gaz naturel liquéfié tard lundi. Photo: LNG Canada/Flickr
Radio-Canada

Un important projet d'exploitation de gaz naturel liquéfié de 40 milliards de dollars dans le nord de la Colombie-Britannique obtient le feu vert de cinq investisseurs avec, en plus, la bénédiction du gouvernement du Canada et du premier ministre provincial.

Un texte de Fanny Bédard

Le projet LNG Canada prévoit la construction d’un nouveau pipeline de 670 kilomètres pour transporter le gaz naturel de Dawson Creek, dans le nord-est de la Colombie-Britannique, jusqu’à Kitimat sur la côte. À cet endroit, le gaz doit être liquéfié dans une nouvelle usine, qui est à construire, pour être ensuite acheminé vers des marchés d’outre-mer.

En 2016, Royal Dutch Shell, Mitsubishi, le géant malaisien Petronas, PetroChina et Korean Gas ont reporté la décision d'investissement finale, en invoquant une chute des prix du gaz naturel. Ils ont finalement donné leur aval à cet important projet tard en soirée, lundi.

Avec la décision d'investissement finale, chaque société sera responsable de fournir son propre approvisionnement en gaz naturel et commercialisera individuellement sa part de gaz liquéfié.

Le premier gaz naturel liquéfié à sortir de ces installations devrait être produit d’ici cinq ans environ.

Les gouvernements et des Premières Nations appuient le projet

Le chef de la direction de LNG Canada, Andy Calitz, a déclaré que le projet avait reçu le soutien du gouvernement de la Colombie-Britannique, des Premières Nations locales et de la communauté de Kitimat.

En conférence de presse mardi, il a insisté sur le fait que le projet avait reçu toutes les approbations environnementales et que sa construction commençait immédiatement.

En Colombie-Britannique, des projets peuvent être réalisés s’ils sont faits correctement quand il est question de développement des ressources naturelles.

Andy Calitz, chef de la direction, LNG Canada

Le premier ministre Justin Trudeau a pour sa part souvent répété que l'annonce de LNG Canada représente le plus important projet d'investissement du secteur privé dans l'histoire du Canada, qu’il permettrait de trouver de nouveaux marchés pour les ressources canadiennes et de moins dépendre des États-Unis comme marché importateur.

« LNG Canada aura la plus faible intensité de carbone que n’importe quelles autres infrastructures majeures de GNL dans le monde », s'est félicité Justin Trudeau.

De son côté, le premier ministre de la Colombie-Britannique, John Horgan, a rappelé qu’il s’agit d’un projet de longue haleine et que les premières discussions au sujet de l’exploitation du gaz naturel liquéfié dans le nord de la province remontent aux débuts des années 1980.

Nous pouvons développer l'économie en protégeant notre environnement, notre air, notre eau et notre terre. Ce projet en est l’exemple.

John Horgan, premier ministre de la Colombie-Britannique

Des retombées importantes à prévoir

Les ministères de l'Environnement et des Finances de la Colombie-Britannique ont estimé que le projet créera des revenus de 22 milliards de dollars durant les 40 prochaines années.

La réalisation du projet devrait nécessiter l'embauche de 10 000 personnes et entraîner la création de 950 emplois à temps plein.

Un groupe de Premières Nations, First Nations LNG Alliance, se réjouit de ce pas franchi dans la réalisation du projet. « Cela signifie des emplois, de la formation, de l’éducation et des possibilités pour des entreprises de Premières Nations », mentionne la PDG de l’Alliance, Karen Ogen-Toews, dans un communiqué.

Opposition des verts et d'écologistes

Toutefois, le chef du Parti vert de la Colombie-Britannique, Andrew Weaver, s'oppose au projet. Il estime qu'il empêchera la province d'atteindre ses cibles de réduction de gaz à effet de serre.

M. Weaver, dont le parti détient la balance du pouvoir, a indiqué dans une déclaration qu'il n'appuierait pas les lois requises pour que le projet se réalise.

« C’est irresponsable pour les gouvernements provincial et fédéral de continuer à permettre à de nouveaux projets d'exploitation de combustibles fossiles de se lancer dans des plans forts, détaillés et des mécanismes de responsabilité », indique de son côté la militante pour la forêt et le climat du groupe Sierra Club, Jens Wieting.

Colombie-Britannique et Yukon

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