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Athlètes transgenres à l'université : une politique bien accueillie au N.-B.

Denis Ross, à droite, a remporté la médaille de bronze au Championnat canadien de hockey féminin en 2009.
Les athlètes trans à l'Université de Moncton et dans le sport universitaire canadien en général peuvent désormais choisir de compétitionner comme hommes ou femmes. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Les athlètes transgenres canadiens peuvent désormais choisir de concourir avec les hommes ou les femmes au niveau universitaire, un changement applaudi par le milieu LGBTQ au Nouveau-Brunswick.

L’Organisation U Sports, qui gère le sport universitaire au Canada, a annoncé la nouvelle politique la semaine dernière.

Martine LeBlanc, de l'Université de Moncton, était membre du comité sur l’équité qui l’a formulée.

La décision a été prise que, [quel que soit le] sexe biologique ou l'identité de genre, tu es accepté et tu peux participer au sport de ton choix.

Martine LeBlanc en entrevue devant le centre de sports de l'Université de Mocnton.Martine LeBlanc, de l'Université de Moncton, était membre d'un comité qui a formulé la nouvelle politique. Photo : Radio-Canada

Un hockeyeur transgenre pourra donc jouer avec une équipe masculine ou féminine, dans la mesure où il se taille une place dans la formation.

Les athlètes trans étaient catégorisés au cas par cas jusqu'à la semaine dernière.

En l’absence d’une politique claire, certains d’entre eux étaient donc inscrits malgré eux dans des équipes et des compétitions selon leur sexe biologique. Des étudiants transgenres évitaient carrément le sport universitaire pour cette raison.

Cette époque est révolue, affirme Martine LeBlanc.

Ces politiques datent de très longtemps [...] On est en 2018, alors les choses ont changé, évolué.

Martine LeBlanc, membre du comité sur l'équité d'U Sports

Les athlètes transgenres auront droit au même traitement dans les 56 universités canadiennes du réseau U Sports.

Martine LeBlanc précise que certaines limites s’appliqueront.

L'étudiant athlète a un maximum de cinq ans où il pourra participer [au sport universitaire], mais au cours d'une année, l'individu peut seulement compétitionner dans un sexe.

Une autre barrière qui tombe

Selon Charles Macdougall de Rivière de la Fierté, qui défend les droits des membres de la communauté LGBTQ à Moncton, la nouvelle politique d’U Sports représente une victoire.

C'est une nouvelle positive. C'est certain que ça réduit beaucoup de barrières pour les athlètes transgenres.

Je crois que, presque immédiatement, on verra des athlètes transgenres qui étaient dans le placard commencer à s'identifier comme transgenres et faire cette transition-là en public.

Charles Macdougall, Rivière de fierté
Charles Macdougall de Rivière de fierté.Selon Charles Macdougall, du groupe Rivière de fierté, de plus en plus d'athlètes trans vont « sortir du placard ». Photo : Radio-Canada

Aucun athlète transgenre ne s'est encore prévalu de la nouvelle politique à l'Université de Moncton.

Avec les renseignements de Jean-Philippe Hughes

Nouveau-Brunswick

Communauté LGBTQ+