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Accord États-Unis-Mexique-Canada : les producteurs laitiers de la région déçus

Des employés produisent et emballent du fromage dans une salle.
La Trappe à fromage produit des centaines de kilos de fromage par jour. Photo: Radio-Canada
Radio-Canada

Les producteurs laitiers de l'Est ontarien sont déçus du nouvel accord de libre-échange entre le Canada, les États-Unis et le Mexique. Selon eux, l'entente ouvre une nouvelle brèche dans la gestion de l'offre.

Pour nous, c’est une autre concession qui vient faire une autre craque dans notre système de gestion de l’offre, lance le directeur général de l’Union des cultivateurs franco-ontariens (UCFO), Simon Durand.

Ses propos résument les inquiétudes des nombreux producteurs laitiers de l’Est ontarien, mais aussi de partout au pays.

On ne le sait pas du tout ce qui va se passer. On vient de perdre d’un coup la nuit passée 3,5 % de notre marché. Avec des nouvelles comme [celles] qu’on a aujourd’hui, on se demande s’il va y avoir un vent de panique, redoute Marc Quesnel, un producteur laitier de la région.

Ce sont les gros qui vont avoir une meilleure marge et les petits, il ne leur reste plus rien, déplore pour sa part Stéphane Guidon, qui travaille en agriculture.

Encourager les produits locaux?

Si l’incertitude règne chez les producteurs laitiers, ce ne sont pas tous les acteurs de l’industrie qui s’inquiètent de la nouvelle entente entre les pays nord-américains.

Le copropriétaire de la Trappe à fromage, à Gatineau, compte bien continuer d’encourager les fermes de la région. On fait environ 1300, 1400 kg de fromage par jour. Je nous vois mal acheter du lait qui vient de l’extérieur ou encourager des fabricants qui viennent de l’extérieur, lance Mario Hébert.

Il note aussi un engouement pour les produits locaux chez ses clients, qui optent pour la plupart pour des fromages produits localement.

J’aime mon fromage d’ici, donc si je peux garder mon fromage d’ici, je vais m’arranger pour acheter le fromage qui vient d’ici.

Shawn-Michael Easey, client

Je viens ici deux ou trois fois semaines, j’en achète pour 10 à 20 $ chaque fois que je viens, raconte Shawn-Michael Easey, un client habitué, qui ne laissera pas décourager par l’arrivée de produits des États-Unis.

Avec les informations de Yasmine Mehdi et Denis Babin

Ottawa-Gatineau

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