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Le nouvel ALENA accueilli avec espoir et prudence en Saskatchewan

Le premier ministre saskatchewanais, Scott Moe, devant des microphones.

Le premier ministre de la Saskatchewan, Scott Moe.

Photo : La Presse canadienne / Caitlin Taylor

Radio-Canada

De façon générale, le nouvel Accord États-Unis-Mexique-Canada (AEUMC) satisfait les acteurs politiques et économiques de la Saskatchewan. Un élément demeure toutefois préoccupant à leurs yeux : la question des tarifs douaniers sur l'acier et l'aluminium imposés par les États-Unis.

Le premier ministre de la province, Scott Moe, affirme que le nouvel accord est « une bonne nouvelle » pour la Saskatchewan et le Canada.

Il se dit par contre inquiet du fait que les tarifs douaniers sur l’acier auxquels font face les travailleurs de l’aciérie Evraz, à Regina, et d’autres industries manufacturières de la province restent en place.

Le chef du Nouveau Parti démocratique de la Saskatchewan, Ryan Meili, souhaite avoir plus de détails sur les éléments de l’entente qui toucheront concrètement les Saskatchewanais. En réaction au nouvel accord, il a affirmé vouloir en savoir davantage sur « ce qui va aider les travailleurs ou leur faire mal ».

Selon Mike Day, le président du Syndicat des métallos unis, qui représente les travailleurs d’Evraz, on peut à présent « seulement attendre de voir » ce qu’il adviendra des droits de douane de 25 % sur l'acier.

Malgré la conclusion de l’accord, Ottawa n’a pas pu obtenir la garantie que Washington ne brandira plus la menace de l’article 232, qui permet au président américain d’imposer des tarifs douaniers aux produits étrangers au nom de la sécurité nationale.

Autres réactions

Le directeur général de la chambre de commerce de la Saskatchewan, Steve McLellan, affirme que les États-Unis, le Mexique et le Canada sont « tous gagnants » dans la nouvelle entente. Selon lui, l'accord contribuera à fournir la certitude dont les entreprises ont besoin pour mener à bien leurs échanges transfrontaliers.

Quant à l'Association des producteurs de grains du Canada, elle applaudit la conclusion de l’entente. « L'accord entre les États-Unis, le Mexique et le Canada est une réalisation importante qui appuiera les chaînes d'approvisionnement céréalières intégrées existantes et favorisera la croissance économique dans les régions rurales du Canada », peut-on lire dans un communiqué.

Pour sa part, le directeur général de Sask Milk, Peter Brown, s'est dit choqué et consterné par l'adoption de l’accord, qui va, selon lui, coûter très cher à l'industrie laitière. Il ne comprend pas pourquoi les États-Unis peuvent contrôler ce que les producteurs laitiers du Canada envoient dans d'autres pays.

Dimanche, le Canada et les États-Unis ont conclu in extremis une nouvelle entente commerciale qui vise à remplacer l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA).

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