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Gaza : rappel d'employés de l'ONU pour des raisons de sécurité

Des porteurs portent une civière qui supporte un corps recouvert d'un drap blanc et de fleurs. La foule est compacte, d'un côté les femmes, de l'autre les hommes, dont certains tentent de toucher le corps.

Un cortège funèbre porte le corps du jeune Palestinien de 12 ans Nassir al-Mosabeh, tué le 29 septembre lors de heurts près de la barrière de sécurité séparant Israël de la bande de Gaza.

Photo : Reuters / Ibraheem Abu Mustafa

Agence France-Presse
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) a annoncé lundi le retrait provisoire d'une partie de son personnel étranger de la bande de Gaza en raison d'incidents « alarmants » liés à des suppressions de postes consécutives à l'arrêt des financements américains.

L'UNRWA a annoncé qu'elle supprimait 250 postes à Gaza et en Cisjordanie occupée, autre territoire palestinien, et qu'elle en transformait 500 autres en postes à mi-temps, après que les États-Unis eurent décidé de lui couper les fonds.

L'agence fait à présent face aux protestations dans la bande de Gaza.

Elle fait travailler dans cette enclave palestinienne sous blocus du personnel étranger, mais aussi des milliers de Palestiniens qui en font eux-mêmes vivre des dizaines de milliers d'autres.

L'agence a dû affronter au cours des dernières semaines une « série d'incidents alarmants affectant la sécurité de son personnel » international et local, a-t-elle dit dans un communiqué.

Lundi, des collaborateurs ont été « harcelés » par des manifestants qui s'en sont pris spécifiquement à certains cadres, a-t-elle rapporté, sans dire explicitement s'ils avaient été menacés ou pris à partie.

Les faits se sont déroulés lors d'une réunion de travail dans un hôtel de la ville de Gaza, perturbée par environ 200 manifestants, a mentionné un responsable de l'agence sous le couvert de l'anonymat.

Une dizaine de collaborateurs étrangers ont donc par sécurité quitté l'enclave palestinienne via Israël lundi, a-t-il dit. Un départ confirmé par les autorités israéliennes qui contrôlent toutes les frontières de Gaza, hormis celle avec l'Égypte.

Seuls le directeur des opérations et cinq autres collaborateurs étrangers, sur un effectif habituel de 19 internationaux, restent sur place, a précisé une autre source proche de l'agence.

Des femmes et des hommes agitent des pancartes et des banderoles, lors d'une journée ensoleillée. Les phrases sur les pancartes semblent être en arabe.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des employés de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens manifestent le 4 juillet 2018 devant les bureaux de l'organisation à Gaza. Ils dénoncent la suspension de leurs contrats prévue à la fin du mois d'août.

Photo : Getty Images / AFP/Mahmud Hams

Dans son communiqué, l'UNRWA reproche, sans le nommer, au mouvement islamiste Hamas qui dirige l'enclave de ne pas avoir réagi à ses « appels répétés » à veiller à la protection du personnel et des équipements de l'agence. Elle met en garde contre la difficulté pour elle de continuer sa mission dans de telles circonstances.

L'UNRWA, qui vient en aide à des millions de Palestiniens dans les territoires occupés et dans la région, joue un rôle primordial dans l'enclave gazaouie, aux prises avec les guerres, la pauvreté et les pénuries, et soumise aux blocus israélien et égyptien.

La décision des États-Unis, plus gros contributeur au budget de l'UNRWA, avec 350 millions de dollars versés en 2017, a plongé l'agence dans une grave crise financière.

L'administration Trump justifie sa décision par le refus de contribuer de manière disproportionnée au fonctionnement de l'agence, et par le modèle même de l'UNRWA, qui, selon elle, amplifie d'année en année le nombre de Palestiniens admissibles au statut de réfugiés.

Elle l'a aussi accusée de parti pris « irrémédiable » en faveur des Palestiniens.

Les Palestiniens voient dans l'arrêt du financement américain un alignement de plus, dans une longue liste, de l'administration Trump sur les positions du gouvernement israélien.

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