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Le grand patron de l'UPAC, Robert Lafrenière, démissionne

Robert Lafrenière
Robert Lafrenière n'a pas donné les raisons de sa démission, qui prendra effet le 2 novembre Photo: La Presse canadienne / Ryan Remiorz
La Presse canadienne

Le commissaire de l'Unité permanente anticorruption (UPAC), Robert Lafrenière, a remis sa démission, a confirmé le porte-parole de l'UPAC, Mathieu Delisle, lundi. Il quittera ses fonctions le 2 novembre prochain, a-t-il ajouté. Aucune raison n'a encore été donnée pour ce geste, qui survient en pleine journée électorale au Québec.

Robert Lafrenière était à la tête de l'UPAC depuis 2011, une unité créée par le ministre de la Sécurité publique de l'époque, Robert Dutil. Il avait été reconduit dans son poste en 2016, et son mandat devait se terminer en 2021.

Il avait été la cible de plusieurs critiques au cours de son mandat.

Il y a quelques jours à peine, le Directeur des poursuites criminelles et pénales annonçait que l'UPAC n'aurait finalement pas accès aux biens saisis l'an dernier durant l'arrestation du député libéral Guy Ouellette, que l'unité d'enquête soupçonnait d'être à l'origine de fuites de renseignements policiers sensibles dans les médias.

Plus tôt en septembre, le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, avait affirmé vouloir revoir le travail des patrons de la Sûreté du Québec, du Service de police de la Ville de Montréal et aussi de l'UPAC.

Robert Lafrenière n'a pas été nommé par un vote aux deux tiers de l'Assemblée nationale, avait lancé le chef caquiste en point de presse lors d'un événement de campagne, ajoutant que son poste serait réévalué.

En décembre dernier, les grandes lignes d'un rapport interne accablant sur les relations de travail à l'UPAC avaient été divulguées dans les médias. On y apprenait que le Service de la vérification de l'intégrité des entreprises, dirigé à l'époque par Marcel Forget, était rongé par des relations conflictuelles, des tensions palpables et un manque de confiance des employés envers la direction.

Le ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, avait alors exigé des explications à Robert Lafrenière, disant se questionner « sur le bon fonctionnement de l'institution ».

Puis, en début d'année, le ministre Coiteux rendait publics deux rapports sur l'état des relations de travail à l'UPAC.

Le communiqué qui accompagnait les rapports stipulait que le gouvernement Couillard remarquait « que des améliorations ont été apportées, mais qu'il reste du travail à faire ». M. Lafrenière avait alors convenu que certains aspects liés à l'organisation du travail, notamment la gestion des ressources humaines, avaient été négligés.

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