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Il y a 60 ans, la NASA

Edwin E. «Buzz» Aldrin Jr. photographié par Neil Armstrong.
Edwin E. «Buzz» Aldrin Jr. photographié par Neil Armstrong. Photo: NASA/NEIL A. ARMSTRONG
Radio-Canada

Le 1er octobre 1958, l'agence spatiale américaine (NASA) ouvre ses portes et lance les États-Unis dans une course spatiale contre son ennemi soviétique. Une course qui culmine au moment où les Américains Neil Armstrong et Buzz Aldrin posent le pied sur la Lune, le 21 juillet 1969.

C’est ainsi que la NASA voit le jour, dans le contexte de la guerre froide entre l'Union soviétique et les États-Unis. Dès 1957, les Soviétiques prennent les devants dans la course spatiale après la mise en orbite, en 1957, du premier satellite, Spoutnik, suivi en 1961 du premier humain dans l'espace, Youri Gagarine.

Si les Américains rattrapent leur retard avec la sonde Explorer 1 en février 1958, ce n’est que le 29 juillet 1958 que le président Dwight Eisenhower signe la loi créant la National Aeronautics and Space Administration (NASA).

Quelques mois plus tard, le 1er octobre, l'agence spatiale commence ses opérations.

Peu de temps après avoir pris le pouvoir, le président Kennedy juge que les intérêts américains sont menacés et estime que le pays doit réagir.

Le président John F. Kennedy s'adresse à la foule venue l'entendre le 12 septembre   1962.Le président John F. Kennedy s'adresse à la foule venue l'entendre le 12 septembre 1962. Il rappelle alors les objectifs lunaires de son pays. Photo : NASA

Il annonce le 25 mai 1961 devant le Congrès, lors d’un discours historique, que les États-Unis enverront un homme sur la Lune avant la fin de la décennie.

Apollo, la fierté américaine

Le programme Apollo est né. En 1962, l'astronaute John Glenn devient le premier Américain en orbite autour de la Terre.

Une photo d'archives de la NASA montrant John Glenn dans son habit d'astronaute, entouré d'équipements, à bord d'un vaisseau spatial.Dans cette photo des archives de la NASA datant de 1962, l'astronaute américain John Glenn prend part à un vol en orbite autour de la Terre. Photo : AFP / Getty Images

La NASA relèvera le défi de Kennedy d’envoyer un humain sur la Lune avec la mission Apollo 11, le 21 juillet 1969. Les astronautes Michael Collins, Neil Armstrong et Edwin « Buzz » Aldrin s’y rendent, et les deux derniers posent les pieds sur le sol lunaire.

Fierté et tragédies

Aujourd'hui, la NASA souligne ses accomplissements, mais honore aussi ceux qui y ont laissé leur vie, notamment les équipages des navettes Challenger et Columbia.

La navette Discovery lors de son retour sur Terre lors du retour de la mission STS-133.La navette Discovery lors de son retour sur Terre lors du retour de la mission STS-133. Photo : NASA/Linda Perr

Outre le programme Apollo, l'agence a connu d'autres épisodes de gloire dans les années 1980, comme la naissance du programme de navettes spatiales, puis en 1998, avec le début des opérations de la Station spatiale internationale (SSI).

La Station spatiale internationale flotte dans l'espace près de la Terre.La Station spatiale internationale. Photo : AFP / Paolo Nespoli

Elle est également à l'origine de dizaines de découvertes scientifiques réalisées dans notre Système solaire et dans l’Univers grâce à plusieurs sondes, dont le télescope spatial Hubble.

Le télescope spatial Hubble.Le télescope spatial Hubble Photo : Site internet : NASA

Pour souligner ses 60 ans, la NASA a dévoilé un logo anniversaire, et promet des décennies « pleines d'aventures dont seuls les écrivains de science-fiction ont pu rêver et que seulement la NASA et ses partenaires pourront accomplir ».

Un présent dépendant

La NASA d’aujourd’hui est en pleine mutation et tente de garder sa place dans un secteur où se côtoient de plus en plus d'agences spatiales internationales et des intérêts privés.

Il faut rappeler que la NASA est toujours dépendante des Russes pour transporter ses astronautes à la SSI puisqu’elle a mis à la retraite ses navettes. Les astronautes américains doivent voyager à bord de fusées russes Soyouz depuis plusieurs années, dont une place coûte 80 millions de dollars.

La NASA pourrait retrouver son accès à la SSI dans les prochaines années grâce aux entreprises privées SpaceX et Boeing qui ont conçu des capsules de transport. Ces projets ont toutefois pris du retard, si bien que les Américains seront peut-être obligés de renégocier l’entente avec les Russes qui doit se terminer en 2019.

La fusée Falcon Heavy décolle du centre spatial Kennedy, à Cape Canaveral, en Floride. La fusée Falcon Heavy décolle du centre spatial Kennedy, à Cape Canaveral, en Floride. Photo : Reuters / Joe Skipper

Des rêves, moins de moyens

Si de nombreux projets sont en cours, l’ambition principale de la NASA est de renvoyer des humains sur la Lune, mais aussi sur Mars d'ici les années 2030.

Mais le budget de la NASA n’est plus ce qu’il était. Pendant l'ère Apollo, pas moins de 5 % du budget américain y était consacré. Aujourd'hui, cette part est passée à moins de 0,5  % du budget fédéral (soit près de 18 milliards de dollars par an).

Ce qui est quand même bien supérieur au budget d'agences nationales d'autres pays. Aujourd’hui, 70 pays sont d'une manière ou d'une autre impliqués dans l'activité spatiale.

D’ailleurs, la NASA coopère avec plusieurs d’entre eux afin de réduire les coûts et accélérer la réalisation de plusieurs projets.

La NASA à l’ère Trump

Le président actuel, Donald Trump, défend un retour sur la Lune, appelant à une passerelle lunaire qui permettrait à un flux continu de vaisseaux spatiaux et d’astronautes de visiter la Lune, et qui servirait de point de départ pour Mars.

Plusieurs analystes estiment toutefois que les fonds actuels ne permettent pas à l’agence de répondre aux ambitions lunaires.

En outre, le président Trump a également lancé la création d'une force spatiale, une sixième branche de l'armée qui serait axée sur la défense des intérêts américains.

Avec les informations de Agence France-Presse

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