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Le Nouveau-Brunswick, une semaine après les élections

Les deux chefs font une déclaration devant leurs partisans en réaction à l'élection au Nouveau-Brunswick.

Le chef du Parti libéral, Brian Gallant, (à gauche) et le chef du Parti progressiste-conservateur, Blaine Higgs, (à droite)

Photo : La Presse canadienne

Radio-Canada

Au Nouveau-Brunswick, la situation politique n'a jamais été aussi incertaine. Les élections du 24 septembre n'ont pas permis de déterminer qui dirigera la province. Le doute subsiste, une semaine après les élections. Gabriel Arsenault, politologue à l'Université de Moncton, fait le point sur cette dernière semaine politique haute en couleur.

Un texte de Camille Martel

C’est tout à fait exceptionnel! s’exclame Gabriel Arsenault, qui rappelle que c’est la première fois depuis 1920 qu’un gouvernement n’est pas majoritaire au terme des élections dans la province.

Mais faut-il s’inquiéter pour autant? C’est plutôt de l’incertitude, explique le politologue. On sait que Brian Gallant a appelé les députés à siéger à l’Assemblée législative du Nouveau-Brunswick d’ici le 23 octobre, mais même après cette date on ne sait pas qui formera le gouvernement.

Brian Gallant, le chef du Parti libéral du Nouveau-Brunswick, en point de presse. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Brian Gallant et tous les élus du Parti libéral du Nouveau-Brunswick se sont rassemblés pour demander l'aide du Parti vert du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Selon lui, on peut présumer qu’il y aura un vote de confiance lorsque les élus vont siéger et si Brian Gallant perd ce vote, la lieutenante-gouverneure offrira à Blaine Higgs la possibilité de tenter de former un gouvernement.

Il réussira peut-être, mais on le sait pas, note le politologue, en ajoutant qu’il reste plusieurs étapes à franchir avant qu’on sache de façon définitive qui va former le gouvernement.

Gallant s’accroche au pouvoir?

Brian Gallant semble s’accrocher au pouvoir, selon Gabriel Arsenault. Je ne vois pas comment il va obtenir le vote de confiance, dit-il en rappelant que le premier ministre sortant a remporté 21 sièges, contre 22 pour les progressistes-conservateurs.

Même si M. Gallant forme une alliance avec le Parti vert, il n’obtiendrait que 24 sièges. Il faudrait donc qu’un autre candidat accepte de se joindre à une telle alliance.

Comme le chef de l’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick a déjà dit qu’il serait prêt à appuyer un gouvernement progressiste-conservateur pendant 18 mois, ces derniers pourraient former la majorité avec 25 sièges, explique Gabriel Arsenault.

Kris Austin se tient debout devant son véhicule de campagne.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Kris Austin , chef de l'Alliance des gens du Nouveau-Brunswick, a été élu député de Fredericton-Grand Lac. Deux autres candidats de son parti ont aussi été élus.

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Je ne vois pas comment Gallant pourrait contrer ça.

Gabriel Arsenault, politologue à l'Université de Moncton

Robert Gauvin détient « la balance du pouvoir »

Toutefois, le progressiste-conservateur Robert Gauvin pourrait faire renverser la vapeur. Il détient la balance du pouvoir, c’est incroyable le pouvoir entre ses mains en ce moment, estime le politologue, même si M. Gauvin a assuré qu'il n'allait pas quitter son parti. 

Si les progressistes-conservateurs embrassent un peu trop un agenda anti-bilinguisme, Robert Gauvin risque de ne pas appuyer son chef, croit le politologue, et ainsi, un gouvernement dirigé par Blaine Higgs risquerait d'être défait.

Robert Gauvin, député progressiste-conservateur au Nouveau-Brunswick.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Robert Gauvin a été élu dans la circonscription Shippagan-Lamèque-Miscou, au Nouveau-Brunswick, le 24 septembre 2018.

Photo : Radio-Canada / Michel Corriveau

Il a le gros bout du bâton avec son chef.

Gabriel Arsenault, politologue à l'Université de Moncton

Pour le moment, rien n’est joué, prévient Gabriel Arsenault. Selon lui, Brian Gallant va peut-être faire demi-tour et renoncer au pouvoir s’il anticipe qu’il ne gagnera pas le vote de confiance de l’Assemblée législative.

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