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Le groupe FrancoQueer élargit son mandat pour desservir l'Ouest canadien

Casey Edmunds et Natacha Coones préparent les affiches pour le défilé de la Fierté.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le groupe FrancoQueer choisit de s'éloigner de Francophonie jeunesse de l'Alberta (FJA), l'association qui l'a fondé, afin de desservir une population plus vaste. Le groupe qui donne une voix aux francophones de la communauté LGBTQ en Alberta souhaite ainsi accroître sa présence dans l'Ouest.

Un texte de Katrine Deniset

Selon Natacha Lusson Coones, la coordonnatrice des FrancoQueers, aucun autre organisme dans l'Ouest n'a le mandat de représenter la communauté LGBTQ francophone en milieu minoritaire.

« On a reçu plein de demandes de partout dans l'Ouest. Le but, ce serait de créer des filiales satellites dans les autres provinces pour déterminer les besoins chez eux », précise-t-elle.

Les FrancoQueers cherchent à devenir un organisme à but non lucratif oeuvrant avec les groupes LGBTQ des provinces avoisinantes pour y créer plus de ressources en français.

Ils souhaitent également se dissocier de la FJA pour pouvoir desservir des membres de la communauté LGBTQ d'âges variés, y compris les personnes aînées.

« Ce groupe a changé ma vie et j'espère qu'on pourra en changer encore plus », lance Natacha Lusson Coones.

Combler un vide au Manitoba

La présidente de l'alliance LGBTQ d'une école secondaire francophone au Manitoba, Janelle Campagne, est ravie à l'idée de voir s'étendre le groupe FrancoQueer.

Je suis déjà une superfan, alors ça me rend très contente.

Janelle Campagne, présidente du Groupe Action Diversité au Collège Louis-Riel

Quand les élèves cognent à sa porte, il n'est pas toujours évident de bien les diriger.

« Il y a des gens qui viennent nous voir et je n'ai pas vraiment de ressources francophones à leur partager », déplore-t-elle.

Retrouver des gens « comme nous »

Le Manitobain Jonas Desrosiers est l'un des fondateurs du groupe Facebook privé portant le nom Francohomos. Ce groupe est devenu un lieu de rencontre virtuelle pour des francophones de la communauté LGBTQ de partout au pays.

Jonas Desrosiers au Musée canadien des droits de la personne pointe du doigt une affiche sur laquelle on peut lire « langue officielle ». Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Jonas Desrosiers au Musée canadien des droits de la personne

Photo : Radio-Canada / François Tremblay

À ses yeux, les Franco-Manitobains LGBTQ doivent renforcer leurs liens avec les francophones des provinces voisines qui font face à des réalités semblables aux leurs.

De parler avec des gens qui comprennent non seulement c'est quoi d'être une minorité sexuelle, mais aussi c'est quoi d'être une minorité culturelle et linguistique? Ça ajoute toute une autre dimension.

Jonas Desrosiers

Jonas Desrosiers juge qu'il est tout aussi important de lutter pour la langue française dans l'univers LGBTQ que dans d'autres domaines.

« C'est une façon de créer encore d'autres places où on peut s'exprimer dans notre langue, » dit-il.

Les FrancoQueers en Alberta sont à la recherche de membres bénévoles durant cette période de transition.

Alberta

Communauté LGBTQ+