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Un pow-wow à Winnipeg pour les survivants des pensionnats autochtones

Des personnes en chandails oranges dans un champ.

Le rassemblement se déroule à quelques mètres du bâtiment de l'ancien pensionnat autochtone de Assiniboia.

Photo : Radio-Canada / Mathilde Monteyne

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

À l'occasion de la journée du chandail orange, qui rend hommage aux survivants des pensionnats autochtones, certains d'entre eux ont organisé un pow-wow à Winnipeg, y trouvant entre autres un moyen de guérir les blessures du passé.

Environ 200 personnes se sont rassemblées dans le parc Wellington, à Winnipeg, pour un pow-wow. Certaines d’entre elles portaient un chandail orange et plusieurs portaient les vêtements traditionnels autochtones.

Le rassemblement s'est déroulé à quelques mètres du bâtiment de l'ancien pensionnat autochtone de Assiniboia, le premier pensionnat autochtone de niveau secondaire du Manitoba. Environ 600 élèves y ont vécu entre 1958 et 1972. Le bâtiment abrite maintenant le Centre canadien de protection de l’enfance.

La survivante du système des pensionnats autochtones Margaret Osborne est très émue par le spectacle. Ses souvenirs resurgissent. Elle se souvient, par exemple, qu’on lui avait coupé les cheveux très courts, sous prétexte que les autochtones ne pouvaient pas avoir les cheveux bouclés.

Un autre survivant qui était au rassemblement, Eric Robinson, a été envoyé dans un pensionnat à quatre ans, où il a été la victime de viol. Cette journée « est l'occasion de verser quelques larmes, des larmes de bonheur parce qu'on appartient à une communauté », lance-t-il.

Les pensionnats autochtones en chiffres

  • Années d’opération des pensionnats : 1883 à 1996
  • 150 000 élèves
  • 139 pensionnats
  • 6000 morts
  • Les chances de mourir d’un élève de pensionnat autochtone : 1 sur 25
  • Les chances de mourir d’un soldat canadien pendant la Seconde Guerre mondiale : 1 sur 26

Une journée d’hommages

D’un bout à l’autre du pays, les Canadiens sont invités à porter un chandail orange le 30 septembre, pour témoigner du respect envers les survivants pensionnats autochtones qui ont été arrachés à leurs familles au siècle dernier.

La date du 30 septembre a été choisie parce que c'est à cette époque de l'année que les enfants étaient retirés de leurs communautés pour être éduqués, de force, par des religieux et des religieuses.

L'histoire du chandail orange

En 1973, Phyllis Webstad, une fillette de 6 ans, a été arrachée à sa communauté et envoyée à 80 km de chez elle, au pensionnat Saint-Joseph Mission, de Williams Lake, en Colombie-Britannique.

La grand-mère de la jeune fille avait économisé de l’argent pour lui acheter un nouveau chandail orange dans les jours précédant le début des classes.

À son premier jour d'école, les responsables du pensionnat lui ont confisqué le chandail pour lui donner un uniforme. Cet épisode illustre le traitement réservé aux élèves de pensionnats autochtones.

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