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La radio toujours utilisée à la chasse

Un homme qui parle dans un microphone relié par un fil à des installations de radio amateur.

Le président du Club de radio amateur de Baie-Comeau, Gervais Viens

Photo : Radio-Canada / Olivier Roy Martin

Radio-Canada

À Baie-Comeau, le plus gros club de radio amateur du Québec connaît sa période la plus active de l'année : la saison de la chasse. Des chasseurs utilisent toujours cette technologie pour communiquer entre eux dans les secteurs reculés où il n'y a pas de signal cellulaire.

Un texte d'Olivier Roy Martin

Gervais Viens s'occupe bénévolement de la présidence du Club de radio amateur de Baie-Comeau depuis plus de 10 ans. À l'époque, il avait réalisé qu'il était impossible de communiquer en forêt. C'est là que je me suis impliqué là-dedans, raconte-t-il.

J'ai pris ça à coeur.

Gervais Viens, président du Club de radio amateur de Baie-Comeau

Le club compte aujourd'hui près de 400 membres et c'est le plus gros dans la province, selon la Fédération des clubs radioamateurs du Québec.

Si le Club de Baie-Comeau compte autant de membres, selon Gervais Viens, c'est en raison du grand nombre de chasseurs et de pêcheurs qui utilisent ses émetteurs pour communiquer quand ils sont en forêt. Ces appareils émettent des ondes qui sont relayées par les huit répéteurs que le Club de radio amateur de Baie-Comeau a installés depuis sa fondation, il y a plus de 40 ans.

Quand on parle sur un répéteur, indique Gervais Viens, tout le monde s'entend. Notre couverture peut aller des Escoumins jusqu'à Sept-Îles en montant jusqu'à Manic-5 et même jusqu'au Relais Gabriel [ainsi qu'une] bonne partie de la rive sud.

Une maison mobile blanche abritant les installations du Club de radio amateur de Baie-Comeau. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'un des répéteurs du club se trouve à Baie-Comeau, près du Mont Ti-Basse.

Photo : Radio-Canada / Olivier Roy Martin

Formation obligatoire

Ce système de communication n'est pas accessible à n'importe qui; il faut obtenir un certificat d'opérateur reconnu par le gouvernement fédéral. La formation dure 40 heures, selon Gervais Viens.

Un coup que t'as ta licence, on a un code éthique, ajoute-t-il. On essaie d'être polis, diplomatiques, de ne pas sacrer.

Une antenne munie de près de 10 tiges métalliques. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une antenne appartenant au Club de Radio-Amateur Baie-Comeau.

Photo : Radio-Canada / Olivier Roy Martin

Pas l'unique moyen de communiquer en forêt

La radio rivalise en popularité avec une technologie plus récente : la téléphonie satellite. C'est ce que préfère un chasseur de Baie-Comeau, Claude Fortin.

La radio amateur, ça prend un cours, c'est un peu moins dispendieux, mais j'ai déjà essayé la radio amateur, une fois chez nous, dans le fond de la coulée, les ondes ne sortent pas, dit-il. Le téléphone satellite, en théorie, tu déplies l'antenne et ça capte de n'importe où.

Un moyen de communiquer en cas de sinistre majeur

La radio ne sert pas qu'aux chasseurs et aux pêcheurs. Le ministère de la Sécurité publique pourrait l'utiliser en cas de sinistre majeur, selon la directrice régionale de la Sécurité civile et de la sécurité incendie de la Côte-Nord, Marie-Ève Morissette.

Une femme vêtue d'un survêtement aux couleurs du ministère de la Sécurité publique du Québec. Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La directrice régionale de la sécurité civile et de la sécurité incendie de la Côte-Nord, Marie-Ève Morissette.

Photo : Radio-Canada / Olivier Roy Martin

En cas de sinistre, [alors que] les réseaux de communications ne seraient plus opérants, l'entente de collaboration prévoit que la direction de la sécurité civile pourrait faire appel au Club de radio amateur de Baie-Comeau pour opérer un réseau de télécommunication d'urgence en soutien aux opérations de sécurité civile, indique Marie-Ève Morissette.

Au Québec, chaque direction régionale du ministère de la Sécurité publique compte des équipements de radio installés de manière permanente, selon Marie-Ève Morissette.

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