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Des édifices de Gatineau touchés par les tornades contiennent de l'amiante

Un édifice dont le toit a été endommagé par les tornades qui ont frappé la région.

Le 3e étage et la cage d'escaliers de cet édifice ont immédiatement été condamnés par l'OMHG pour limiter les risques de propagations de poussière d'amiante.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2018 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Radio-Canada a appris que certains édifices ravagés par la tornade à Gatineau contiennent de l'amiante, une fibre qui, lorsque respirée en grande quantité, peut être responsable de plusieurs maladies respiratoires. Les autorités prennent donc des précautions.

Les édifices du secteur Mont-Bleu construits avant 1980 sont tous susceptibles d'en contenir. Or, la tornade a projeté une quantité impressionnante de débris dans les airs, de sorte que l'amiante de certains des édifices s'est échappé.

L'immeuble situé au 73, rue Jumonville, géré par l'Office municipal d'habitation de Gatineau (OMHG), en est un exemple. Une partie du toit a été emportée, laissant derrière elle une traînée de poussière.

Dans cet édifice [l'amiante] se trouve dans les joints de gypse et dans le plafond également, a expliqué Karina Osiecka, responsable des communications à l'OMHG.

Le troisième étage et la cage d'escalier ont immédiatement été condamnés par l'OMHG pour limiter les risques de propagation de la poussière d'amiante.

Karina Osiecka s'est toutefois voulue rassurante. Elle affirme que l'organisme n'étudie même pas l'option de démolition pour le moment, concentrant plutôt ses efforts sur la reconstruction.

On estime que le risque de propagation d'amiante est très minime.

Une citation de : Karina Osiecka, responsable des communications, Office municipal de l'habitation de Gatineau

De l'autre côté, on ne prend pas de risque. On prend toutes les précautions possibles pour protéger les locataires et leurs biens, a affirmé Mme Osiecka. Les meubles des locataires seront donc décontaminés avant de leur être remis.

Bien que la tornade a pris tout le monde par surprise, les démolitions ou les reconstructions planifiées au cours des prochaines semaines vont nécessiter un permis de démolition de la Ville de Gatineau. C'est à ce moment-là que la présence d'amiante sera contrôlée.

Or, avant de raser un immeuble, la loi oblige les entrepreneurs à démontrer qu'il n'y a pas de risque pour les travailleurs.

Le porte-parole de la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité au travail (CNESST) en Outaouais, Alain Trudel, indique avoir contacté plusieurs employeurs qui sont sur les chantiers, en plus d'associations patronales, pour leur rappeler que même si on est dans une situation exceptionnelle, les règles de sécurité s'appliquent toujours et celles concernant l’amiante aussi.

Somme toute, la pluie après le passage de la tornade aura grandement diminué la propagation de l'amiante dans l'air, ce qui fait dire à Santé publique Outaouais que les risques pour la santé de la population sont quasi inexistants.

Avec les informations de Claudine Richard

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